Maîtriser l'art de la création de personnages

Maîtriser l’art de la création de personnages

Vous l’avez probablement déjà ressenti. Ce moment où votre protagoniste semble… plat. Comme une silhouette de carton qui traverse un décor magnifique sans jamais vraiment l’habiter.  On passe des heures à peaufiner l’intrigue, mais si le lecteur ne ressent pas le pouls de votre héros, l’histoire ne décollera jamais.  Pourquoi certains personnages nous marquent-ils à vie tandis que d’autres s’effacent sitôt le livre refermé ? La réponse réside dans le travail invisible : le développement. Votre personnage selon les 5 sens Pourquoi les exercices de développement de personnage sont-ils essentiels ? Développer un personnage ne se limite pas à choisir sa couleur de cheveux.  Il s’agit de comprendre ses peurs, ses désirs inconscients et sa façon de réagir sous pression.  Les exercices suivants sont conçus pour vous aider à « creuser » sous la surface. Les exercices pour vos personnages Exercice Objectif Description rapide La Description complète Physique & Mental Écrire un portrait détaillé allant au-delà du simple aspect visuel. L’essais de mode Identité Visuelle Utiliser les vêtements pour exprimer la personnalité ou le statut social. À travers ses yeux Perspective Décrire une scène uniquement selon le point de vue subjectif du personnage. Montrer l’émotion Empathie Pratiquer le « Show, Don’t Tell » pour exprimer une émotion forte sans la nommer. Tranche de vie Routine Écrire une scène banale (faire les courses) pour voir comment il interagit avec le monde. Le ragot Réputation Écrire une scène où d’autres personnages médisent de votre héros. L’interview Psychologie Poser des questions directes à votre personnage pour révéler ses secrets. Le jeu du « pourquoi » Motivation Demander « pourquoi » à chaque action pour atteindre le traumatisme ou le désir originel. La technique de l’iceberg Approfondir la psychologie : situations et passé Pour que votre personnage soit crédible, il doit avoir un passé et un futur en dehors des pages du livre. L’exercice de la ligne du temps : Créez une chronologie des événements majeurs avant le début du roman. Avant et Après : Imaginez la vie du personnage 5 ans avant l’intrigue et 5 ans après. Mise en situation extrême : Placez-les dans une situation horrible pour tester leur moralité. Inspiration réelle : Basez certains traits sur des personnes que vous connaissez réellement pour plus d’authenticité. La Méthode Snowflake pour une Structure Solide Si vous préférez une approche plus structurée, la méthode Snowflake (flocon de neige) propose des exercices spécifiques pour construire votre personnage étape par étape, en partant d’un noyau central pour s’étendre vers une complexité organique. Secrets de la description réussie d’un livre A vous de jouer Le développement de personnage est un muscle qui se travaille. Ne vous contentez pas de remplir une fiche ; vivez avec vos héros, faites-les souffrir, et écoutez-les vous raconter leur propre histoire.

L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

“L’intelligence artificielle produira probablement des bestsellers d’ici 2030”, a déclaré Philipe Stone, analyste chez Nielsen BookIQ.  C’était lors de son intervention à une conférence sur le marketing et la publicité organisée par The Bookseller. Cette prédiction qui enthousiasme certains laisse plus d’un sceptique quant à l’avenir du livre. 7 alternatives à Amazon KDP L’IA produit déjà du contenu commercial L’IA pourrait écrire très bientôt des livres de coloriage ou des guides pratiques, souligne Stone lors de son intervention.  Les algorithmes génératifs semblent bien s’en sortir avec ces genres où la créativité pure est moins dominante. Certaines IA produisent déjà, par exemple, des livres de cuisine, des recueils de citations ou des quiz.  Courts et faciles à générer, ces formats trouvent leur place sur les plateformes de vente comme Amazon Kindle ou Audible. Mais la fiction reste un défi pour les machines Pour Stone, la fiction littéraire reste pour l’instant difficile à automatiser.  Les intrigues complexes, les émotions humaines et la subtilité du style sont encore hors de portée des machines. Cela dit, la tendance à la brièveté pourrait changer la donne. Le format « novella » (roman court) connaît une renaissance, en partie grâce aux habitudes de lecture accélérées sur mobile.  Ce format hybride entre nouvelle et roman long convient mieux aux capacités actuelles des IA. Lire aussi : droit d’auteur et IA Quels genres domineront le marché d’ici 2030 ? Philippe Stone évoque plusieurs tendances littéraires qui devraient se confirmer : En fiction : le young adult, la fantasy et la romance resteront très populaires. Ce sont aussi les genres les plus recommandés sur TikTok (#BookTok) et Instagram (#Bookstagram). Le manga, la BD et les romans graphique ont eu aussi le vent en poupe. En non-fiction : les livres interactifs comme les quiz, puzzles ou activités pratiques rencontrent un public croissant, notamment chez les familles ou dans un cadre éducatif. Les formats hybrides : audiolivres, livres animés, expériences immersives, etc., séduisent un lectorat en quête de nouveauté. Le marché du livre en constante évolution Entre 2024 et 2025, les ventes de livres papier ont légèrement chuté, passant de 245 à 239 millions d’exemplaires.  L’ebook aussi est en baisse depuis 2022. En revanche, le livre audio explose : de 9 millions de ventes il y a dix ans, on est passé à 34 millions en 2024. Cette transformation reflète une mutation des usages : mobilité, écoute passive, rapidité.  Des critères qui influencent aussi la manière dont les éditeurs pensent les livres à venir. L’IA, un allié pour le marketing du livre ? Outre la production des images, textes ou vidéos, l’intelligence artificielle joue déjà un rôle dans :  La recommandation de livres,  La gestion des campagnes publicitaires, ou encore  La traduction automatique. Les éditeurs exploitent également l’IA pour analyser les tendances : formats, mots-clés populaires, réactions sur les réseaux sociaux.  Cette approche data-driven alimente les stratégies commerciales et éditoriales. IA : écriture ou co-écriture ? Les auteurs doivent-ils s’inquiéter ? Si l’IA peut produire certains types de livres, elle ne remplace pas encore l’auteur humain.  La narration profonde, l’originalité du style, l’expérience de vie d’un écrivain : aucun algorithme ne peut les imiter parfaitement. Plutôt que de s’opposer à la machine, de nombreux auteurs expérimentent déjà des formes de coécriture avec l’IA, ou s’en servent comme assistant créatif. Au regard de toutes les avancées technologiques, il est certain que l’intelligence artificielle va transformer la chaîne du livre.  Elle écrira sans doute des bestsellers – surtout dans certains formats et genres – mais ne remplacera pas la plume humaine. Comme l’a rappelé Stone : « La technologie ne tuera pas l’art. Elle lui offrira de nouveaux outils, de nouvelles formes. »… Membre-Fondateur Membership Required You must be a Membre-Fondateur member to access this content.Already a member? Connectez-vous ici...

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Comment écrire le meilleur flashback

Comment écrire le meilleur flashback

Le flashback enrichit votre récit en lui offrant plus de profondeur et en révélant peu à peu les mystères de vos personnages. Mais au fait, c’est quoi exactement un flashback et à quoi ça sert ? Et surtout, comment bien l’utiliser sans perdre vos lecteurs en route ? Ne bougez pas, je vous explique tout. Comment finir un chapitre C’est quoi un flashback ? Un flashback (ou analepse en français) est un retour en arrière dans la chronologie de votre récit. Il permet, à la lumière d’une évènement passé: un souvenir, une scène marquante, une origine oubliée… de comprendre le présent. Dans un roman, les événements ne sont pas toujours racontés dans l’ordre. Contrairement à un livre d’histoire, une fiction peut commencer in medias res, c’est-à-dire en plein cœur de l’action. Puis, ce retour dans le passé donne du sens à ce qui se passe dans le présent du personnage. Faut-il forcément utiliser des flashbacks ? Non car, même s’il est un outil narratif important, il faut néanmoins y recourir et s’en servir avec justesse. S’il est mal utilisé, il peut casser le rythme, ennuyer, voire même désorienter le lecteur. Le flashback ajoute de la tension, de la profondeur psychologique et donne plus de relief à votre intrigue s’il est bien utilisé. Posez-vous toujours cette question toutes les fois que vous voudrez y recourir : ce retour en arrière enrichit-il vraiment mon récit ? Si la réponse est non, contentez-vous d’un dialogue, d’un indice subtil ou d’un simple souvenir évoqué en quelques mots. Devenir Membre-Fondateur Pourquoi utiliser un flashback ? Tout simplement parce que recourir au flashback permet : D’expliquer la motivation profonde du personnage De révéler un traumatisme passé ou un élément clé de son histoire D’éviter de longues descriptions en montrant l’événement directement D’ajouter une pièce au puzzle de votre intrigue Il est essentiel de retenir qu’un flashback vient enrichir l’intrigue principale. On n’y recourt donc que dans ce but ou celui de dévoiler une vérité essentielle permettant de comprendre le personnage. Comment bien écrire un flashback ? Vous avez compris c’est quoi un flashback mais peut-être que vous vous demandez comment vous y prendre de manière efficace ? Voici 5 étapes qu’il faudra respecter : 1. Le déclencheur Qu’est-ce qui fait remonter le souvenir ? Une odeur ? Un lieu familier ? Une phrase entendue ? Une sensation physique… ? C’est cet élément sensoriel ou émotionnel qui justifie naturellement le passage au passé. Exemple : À l’instant où elle entendit la chanson, elle eut l’impression de revivre ses 8 ans. 2. La transition Le changement de temporalité doit être introduite par une formule comme par exemple : Il y a dix ans… Papa disait souvent… Quand j’étais enfant… Le lecteur ne doit pas deviner seul le changement d’époque. 3. La concision et vivacité Un souvenir, aussi frappant soit-il, ne dure souvent que quelques instants. De la même manière, votre flashback bien qu’il doive être vif ne doit pas s’éterniser. Créez une scène vivante et courte, et décorez-la des détails précis. Au lieu de simplement raconter l’action, montrez-là aux lecteurs. Roman photo vs Roman graphique 4. La cohérence Le comportement actuel de votre personnage doit trouver un écho dans son passé Non pas comme un simple voyage dans le temps mais comme l’éclairage d’une blessure, d’une peur, d’un désir. Il donne une légitimité à ce que le personnage fait ou ressent aujourd’hui. 5. Les conséquences Un bon flashback doit avoir un impact sur le présent. Il ne doit pas être un simple élément décoratif, mais un déclencher d’une décision, d’un changement, d’une révélation. Bonus Vous pouvez glisser un mini-flashback au cœur d’un dialogue, en quelques lignes. Variez la forme : certains souvenirs peuvent être visuels, auditifs, émotionnels. N’en abusez pas : trop de flashbacks tuent la tension principale.

Adaptation d’un film en un roman ou une BD

Adaptation d’un film en un roman ou une BD

L’adaptation d’un film ou d’une émission télé en un roman ou une BD est la question centrale de notre article d’aujourd’hui.  Produire un film est un exercice fastidieux, écrire un roman ne l’est pas moins même si, il faut l’avouer, les enjeux sont différents.  De la pré- à la postproduction en passant par le casting et le filmage, un film exige le déploiement de moyens matériels et humains conséquents.  Aucun écrivain ne peut dire qu’écrire est facile, car le vrai défi est de transcrire sur plusieurs pages son idée.  Est-ce que partir d’un film rend l’exercice plus facile ? Comment s’y prendre pour réussir son adaptation ?  Autrement dit, comment passer du genre cinématographique (scénario) vers un roman ou une BD ? Lire aussi : Le Théorème du Vaquitta Roman vs Film Avant de penser adaptation, il faut comprendre ce qui distingue fondamentalement un scénario de film d’un roman. Un scénario est écrit pour être vu : il s’attarde surtout sur les actions et les dialogues, dans une dynamique visuelle et rythmée. L’image y est reine, la suggestion précède souvent l’explication. Le roman, lui, repose sur la narration : il pénètre l’intériorité des personnages, explore leurs émotions, leur passé, leurs dilemmes intimes. Il peut ralentir le temps, étoffer les descriptions, développer un univers. Adapter un film en roman (ou en BD) suppose donc d’ajouter de l’épaisseur à ce qui était jusque-là montré brièvement à l’écran. Lire aussi : Comment développer ses personnages De l’écran à la page : la novelization Le mot anglais novelization désigne ce processus d’adaptation d’un film en roman. Il n’existe pas vraiment d’équivalent précis en français, j’ignore si l’on pourrait parler de « romancisation« . Cette pratique, plus courante qu’on ne le pense, remonte aux débuts du cinéma. Dès 1915, le réalisateur Louis Feuillade adapte lui-même son film Le Vampire en une série de sept volumes. Le roman apporte une clarté narrative à un film parfois jugé confus ou trop elliptique. Autre exemple marquant : King Kong, adapté en roman en 1933 par le journaliste Delos W. Lovelace, avant même la sortie du film en salle. À partir des années 1970, le phénomène prend de l’ampleur avec l’essor des genres science-fiction, fantasy et horreur. Des œuvres cultes comme Taxi Driver ou Back to the Future font l’objet d’adaptations littéraires, souvent publiées à la sortie des films. Lire aussi : Narration et Point de vue (focalisation) Une stratégie culturelle et commerciale… Pour les studios, ces adaptations représentent aussi une opportunité marketing. Elles permettent de prolonger l’expérience du spectateur ; de conquérir un public plus jeune (notamment les enfants n’ayant pas accès aux salles de cinéma), ou encore d’élargir le rayonnement de la marque auprès des lecteurs. Certaines adaptations vont même jusqu’à surpasser le film original dans l’imaginaire collectif, en apportant une nouvelle profondeur aux personnages ou à l’univers narratif. Enrichir un scénario, c’est lui donner une voix intérieure, creuser les silences, et réinterpréter les scènes à travers une autre forme de langage. La novelization devient alors un véritable travail d’écriture littéraire, où l’auteur ne se contente pas de retranscrire mais réinvente. Réjoindre le Club-Fondateur Pour redécouvrir une histoire autrement Adapter un film en roman ou en bande dessinée, ce n’est pas seulement un changement de format. C’est une métamorphose narrative, une relecture sensible d’un récit déjà connu. Une adaptation réussie révèle une autre facette de l’histoire, prolonge son souffle et la rend accessible autrement. Dans un monde saturé d’images, revenir à l’écrit, même à partir du cinéma, est une manière précieuse de renouer avec le pouvoir de l’imagination.

Comment mieux écrire avec E. B. White en 13 conseils

Comment mieux écrire avec E. B. White en 13 conseils

Rejoindre le Club-Fondateur La question comment mieux écrire se pose souvent voire même s’impose quand on veut affuter son talent d’écrivain.  Il suffit de taper ladite requête sur un moteur de recherche pour se rendre compte de l’avalanche de contenus déjà publiés sur le sujet. Cela est la preuve que depuis toujours cette question suscite de l’intérêt. Dans cet article, nous allons tenter d’y apporter quelques réponses en nous basant sur les écrits de l’écrivain américain E. B. White.  Elwyn Brooks White de son nom complet, E.B. White est né le 11 juillet 1899 à Mount Vernon à New-York. Coauteur avec William Strunk Jr de The Elements of Style, il est surtout connu pour avoir écrit les livres jeunesse à succès La Toile de Charlotte (1952) et Stuart Little (1945). Ayant publié plus de 1800 articles et donné des centaines d’interviews, voici treize conseils qu’on peut en tirer pour mieux écrire Conseil n° 1 : L’instinct de l’écrivain (prendre son temps) L’écrivain parle du sentiment qu’il a éprouvé après qu’il a fini d’écrire La Toile de Charlotte.  Il parle aussi du temps qu’il lui a fallu avant de finir son premier jet qui ne l’enthousiasmait guère, précise-t-il dans son interview publiée dans The Paris Review. Le pressentiment qu’il subsistait encore beaucoup d’erreurs qu’il fallait éradiquer l’envahissait. Et c’est normal pour un premier jet. Ernest Hemingway ne nous avertit-il pas déjà en nous disant que tout premier jet est nul ? Pour lui, il lui a fallu du temps et beaucoup de patience, ce qui a dû sûrement lui donner du recul par rapport à son texte. C’est donc une invitation à prendre son temps. A reposer son texte parfois avant de le retoucher et ne jamais oublier que tout premier jet est perfectible. Conseil n°2 : Sur la page blanche Dans ses Lettres, E. B. White dit ressentir face à une page blanche une sorte d’excitation, parfois même une frustration. Celui-ci tout comme celui-là, sont tout à fait compréhensibles et fréquents chez l’écrivain.  Excitation… Car un page blanche est comme un terrain vide à remplir, une terre à conquérir, une possibilité de transcrire au moins une parmi le millier d’histoires au fond de sa tête.  Frustration… Car transcrire son histoire sur plusieurs pages jusqu’à un livre, a l’air plus facile mentallement que dans la réalité.  Il navigue entre les deux sentiments, tantôt l’un où l’autre, tantôt l’un et l’autre qu’il n’arrive pas à décrire clairement son ressenti.  Mais malgré ces incertitudes, doutes et tâtonnements, il est certain d’une chose : “une feuille blanche est plus prometteuse qu’un ciel en or.” Lire aussi : le blocage de l’écrivain Conseil n°3 : Sur l’écriture jeunesse L’écriture jeunesse n’est pas un exercice anodin car elle exige beaucoup de tact. Certains auteurs peuvent tomber dans le piège de la bassesse évitant un texte trop savant pour leur public. Oubliant que les enfants sont intelligents, curieux et éveillés.  Qu’ils reçoivent tout ce qu’on leur offre du moment que c’est offert sincèrement. Conseil n°4 : Le style Le style représente la signature personnelle de l’auteur et, globalement, son identité. C’est un aspect de l’expression, volontaire ou spontané, de l’écrivain qui le rend unique.  D’où, certains auteurs qu’on peut reconnaître à leurs textes même les yeux fermés. Soit par leurs tournures phrastiques, soit par quelque autre caractéristique. E. B. White, dans The Elements of Style, démontre qu’au-delà de l’aspect identitaire, le style révèle l’esprit de son auteur en portant et en dévoilant ses empreintes. Conseil 5 : L’importance de la clarté Etre le plus clair possible a toujours été le but premier d’E. B. White dans chacune de ses démarches d’écriture.  Pour lui, privilégier la clarté est une marque de respect à son lecteur. Étant lui-même un lecteur lent, confie-t-il dans son interview dans le New York Times, il veut s’assurer que le lecteur comprenne facilement le message qu’il souhaite transmettre.  Il veille donc à atteindre la clarté, la fluidité, passant par plusieurs révisions strictes. Conseil 6 : Le doute et les blocages Le doute est le propre de l’homme quelle que soit la sphère de sa vie, l’écriture n’en est pas exemptée.  Mieux vaut se poser des questions sur l’intrigue qu’on construit et sur les personnages, propose E. B. White, au lieu de se figer. Si malgré cela, les doutes et les blocages persistent, il vaut mieux passer à autre chose. Soit provisoirement, soit définitivement.  Conseil n° 7 : L’auto-correction L’auto-évaluation (auto-évaluation) est un atout non négligeable, je dirais même vital, pour l’écrivain. Même si tous n’en sont pas pourvus et tant mieux car, avoue E. B. White, ce n’est pas un critère qui justifie la qualité de l’écrivain et de ses productions. Il reconnaît avoir rencontré des très bons écrivains au cours de sa vie, certains étant pourvus de cette qualité alors que d’autres non. Conseil n° 8 : Sur la procrastination Comme tout métier créatif, celui de l’écriture n’échappe pas à la procrastination.  La discipline en est souvent le remède.  C’est pourquoi E. B. White suggère la fixation d’un délai comme moyen de contourner cela. Bien qu’il reconnaît que le respect du délai est impossible pour l’écrivain qui, tel un surfeur attendant la bonne vague, est toujours en attente de la bonne idée.  Parfois, cela ne dépend même pas de la personne, il y a certains jours où, quelle que soit l’envie, les mots ne viennent pas. B. White imaginait mentalement ses scénarios avant de se mettre à écrire. Cela permet d’autre part, de contourner le syndrome de la page blanche. Lire aussi : lecture et procrastination Conseil n°9 : L’inspiration L’inspiration est l’élément central du travail d’écriture. EB White par analogie, compare cela au travail de mécanicien.  Pour graisser une voiture, il a besoin d’inspiration car sans cela, il peut tout faire de travers. J’associe souvent procrastination et inspiration car à trop attendre la bonné idée, on risque d’attraper le syndrôme de l’objet brillant. Attendre longtemps et puis abandonner pour une nouvelle idée qui semble alléchante que la précédente. Conseil n° 10…

Les types de conflits en littérature

Les types de conflit en littérature

La notion de conflit en littérature fait référence à ce qu’on appelle en critique littéraire: la socialité du texte. Tout comme dans le monde réel, les personnages en interactions entre eux font face à des conflits. Ce sont eux qui construisent la trame narrative et créent les tensions qui tissent d’un bout à l’autre l’intrigue. Il peut s’agir parfois d’un conflit lié au personnage lui-même (conflit interne) ou à un autre protagoniste (conflit externe) ou encore à son environnement. Dans cet article, nous allons vous présenter les 7 types de conflits, dans leur similitudes et différences. Cela afin que vous puissiez saisir la dynamique de construction d’un conflit, mais aussi que vous sachiez en construire pour votre récit. Lire aussi : comment créer un personnage mémorable Qu’est-ce qu’un conflit Un conflit est une opposition, violente ou non, de sentiments, d’opinions ou d’intérêts.  En sociologie, un conflit est une relation d’antagonisme entre des individus ou des groupes sociaux.  Cette opposition vise à modifier le rapport de force social et peut se manifester de diverses manières.  En littérature, un conflit est une tension opposant le protagoniste à une force interne ou externe et qui conduit la trame narrative. La multitude de conflits illustre en littérature la variété de dénouements possible dynamisant ainsi l’intrigue et l’histoire pour le lecteur. Les conflits saisissent l’attention du lecteur, exposent les attentes et les embûches auxquels le protagoniste devra faire face au cours de sa quête. Comprendre les différents types de conflit permet à un étudiant de comprendre le message caché et certaines actions des personnages. Pour un auteur, la compréhension de la dynamique des conflits permet de construire un récit palpitant. Quels sont les types de conflits en littérature ? En littérature, nous distinguons plusieurs 7 types de conflits, selon qu’ils peuvent être internes ou externes. Personnage vs Personnage Ce type de conflit oppose le plus souvent un protagoniste et un antagoniste ou tout simplement deux personnages de convictions différentes. Il peut s’agir d’opposition entre un protagoniste qui veut sauver le monde et un vilain qui veut à tout prix le détruire. C’est un cas classique me direz-vous, et vous avez raison car il est très présent dans le monde du cinéma. Personnage vs Lui-même Ce type de conflit nous présente un personnage dont la quête se trouve en opposition de ses valeurs ou de ses convictions. A l’issue de sa mission, nous avons un personnage transformé après avoir fait face à ses convictions. Nous pouvons voir ce type de conflit dans Le Cid, quand Don Rodrigue doit faire le choix entre l’amour et l’honneur de son père. Personnage vs Le destin Le personnage s’oppose à l’appel de sa destinée, le plus souvent car il n’y croit pas du tout. Personnage vs Nature Dans ce cas de figure, nous avons un protagoniste en opposition avec un force naturelle ou un antagoniste non humain. Personnage vs Société Souvent, ce type de conflit oppose un personnage et les attentes sociales qui reposent sur lui. Dans Roméo et Juliette, nous pouvons voir combien les deux amoureux décident de se marier malgré le conflit qui oppose leurs familles. Personnage vs Technologie Ce type de conflit oppose le protagoniste soit à la science, soit à des machines hyper sophistiquées. Terminator par exemple peut être classé dans cette catégorie. Personnage vs Surnaturel Le protagoniste tout au long de sa quête, doit faire face à des esprits, des vampires ou tout autre monstre maléfique. Identifier un conflit en littérature Conflit interne ou externe ? La première de choses pour identifier un conflit en littérature, est de déterminer s’il est interne ou externe. Si le protagoniste fait constamment face à ses pensées, c’est un conflit interne. Si à l’inverse il fait face à un autre personnage ou toute autre force extérieure, c’est un conflit externe. 

Interview Nelly Plateau : entre écriture, théâtre et cinéma

Interview Nelly Plateau : entre écriture, théâtre et cinéma

Originaire du sud de la France et aujourd’hui installée à Montréal, Nelly Plateau est une auteure au parcours atypique.  Après des études de lettres modernes, elle a exploré plusieurs horizons professionnels, dont celui d’interprète en langue des signes et d’enseignante de français en Nouvelle-Zélande.  En 2024, elle réalise un rêve de longue date avec la publication de son premier roman Les Choses évaporées.  Ce livre propose une réinterprétation du mythe de Dom Juan, mélangeant fantastique, science-fiction et dystopie. Dans cet entretien inédit, Nelly Plateau partage son expérience d’écriture, ses inspirations et son regard sur le monde littéraire contemporain. 1. Nelly Plateau, comment vos voyages ont-ils influencé votre écriture ? Mes voyages sont une source d’inspiration pour mes écrits. Cela influence mon style d’écriture, car lorsque j’utilise mes propres souvenirs pour écrire sur un lieu que je connais, toutes les sensations reviennent et ont besoin de ressortir sur le papier. Le lieu est relié à un instant, un vécu qui génère des émotions et des sentiments. Dans ces moments-là, tout est très prégnant dans ma mémoire et lorsque j’utilise ces différents endroits dans un roman tout est « déjà prêt » : le côté visuel et descriptif, les odeurs, les goûts, les ressentis, la kinesthésie, les bruits, le toucher… Souvent, mon écriture prend un tour plus poétique. Voyager permet aussi de se sortir de ses habitudes et de réactiver les sens. Voir de la nouveauté, être surpris, étonné, donne accès à un maniement des souvenirs sous une autre forme et à une exploreration de cette expérience lors de la rédaction. Nelly Plateau Auteure 2. Pourquoi revisiter le mythe de Dom Juan dans « Les Choses évaporées » ? J’ai toujours eu envie d’écrire un livre et j’avais commencé par produire des textes et des nouvelles en atelier d’écriture lorsque j’étais étudiante en Lettres à l’université. Après avoir travaillé en cours sur Dom Juan ou le festin de pierre, de Molière, j’avais eu besoin de transposer l’histoire dans notre société moderne. J’avais vingt ans et je me posais des questions sur les relations amoureuses et ce qui différenciait la séduction de l’amour. Le sujet sous-jacent était de savoir si les manigances de dragueur de Dom Juan pourraient tenir le choc face à notre époque. J’avais donc écrit une nouvelle Jean de Deaumont, qui reprenait les scènes de Dom Juan et les jouait dans des décors actualisés des années 2000.  Cette nouvelle, achevée en tant que premier jet, m’a poursuivie durant des années, au fil de ma vie. La question de l’amour et séduction est restée, mais ma vision des choses a évolué.  Il y a cinq ans, l’envie d’écrire était toujours très présente et j’ai repris ma nouvelle et réécrit le début de l’histoire. J’avais réussi à implanter un nouveau lieu et à faire émerger mes personnages (deux femmes, un ascenseur). Avoir une base de récit et des protagonistes m’a offert la possibilité de me lancer totalement dans mon idée, l’année dernière en 2023. J’ai eu un peu plus de temps libre et j’ai sauté sur l’occasion pour enfin me focaliser sur mon roman et réaliser mon rêve. Par ailleurs, les vingt-cinq ans de maturation ont permis d’ajouter de la profondeur à la réflexion et à mon projet de livre, ce que je ne regrette pas. Les Choses évaporées Nelly Plateau Auteure Les 7 rêves de l’amour 3. Avez-vous des rituels d’écriture quotidiens ? Je n’ai pas d’horaire d’écriture spécifique ni de véritables rituels. L’important pour moi est d’écrire tous les jours dès que j’ai du temps libre. Cela se fait à n’importe quel moment de la journée en dehors de mon travail. Cela peut être de la correction de mes textes déjà existants, de la rédaction d’une scène, de la réécriture ou approfondissement de certains paragraphes, ou encore de la réorganisation de chapitres, mise en place du calendrier de l’intrigue, etc. Mon habitude essentielle est d’apporter mon carnet de notes ’, et souvent mon ordinateur portable, partout avec moi. Cela me permet de consigner toutes les idées qui me viennent au cours de la journée. L’inspiration arrive spontanément et cela peut-être une phrase, un dialogue entre mes personnages qui surgit, un thème, une séquence, un lieu intéressant, les liens que je fais dans l’intrigue et que je veux faire ressortir.  Lorsque je lis le soir, je garde aussi mon carnet de notes avec moi, car des bribes de pensées, ou des passages complets à écrire me parviennent et je relève le tout pour ne pas les oublier. Le lendemain, ou le plus tôt possible, je recopie mes pages en les retravaillant directement dans mon manuscrit sur ordinateur. 4. Comment l’interprétation en langue des signes influence-t-elle votre écriture ? Dans Les Choses évaporées, il est évident pour moi que l’influence de mon métier d’interprète en langue des signes est présente. L’aspect visuel, presque cinématographique selon les moments, a tout de suite imprégné le roman. Ma manière d’aborder les scènes, de décrire l’environnement part toujours d’une mise en place d’un lieu, puis des éléments et des personnages pour ensuite suivre le point de vue d’un des protagonistes. De même, les échanges de regards et les expressions du visage et corporelles reviennent souvent dans ce livre et renseignent sur les relations et les ressentis des différentes figures entre elles. À la réécriture, j’ai dû insister, dans certains passages de fiction, sur tous les autres éléments que j’avais négligés : les odeurs, les sons, par exemple, pour que le discours soit équilibré et d’autant plus immersif. Les langues des signes ont des structures grammaticales et syntaxiques différentes des langues parlées et écrites et il n’est pas possible de calquer un récit en langue des signes directement en suivant l’ordre des signes et en le transposant avec des mots français. Néanmoins, si je dois faire un parallèle, il me semble que mon utilisation des phrases courtes, directes et factuelles s’inspire de la langue des signes. Enfin, tout comme dans mon métier j’ai cherché dans chaque énoncé à être concise et claire, et à toujours manier le vocabulaire juste qui…

6 questions avant de commencer l’écriture de votre livre

L’écriture d’un livre est un processus complexe et exigeant qui peut être métaphoriquement comparé à la construction d’une maison. Tout comme un architecte ou un constructeur doit planifier chaque détail avant de commencer à ériger les murs, les écrivains doivent également considérer plusieurs éléments essentiels avant de se lancer dans la création de leur livre.  Dans cet article, nous explorerons en profondeur six questions fondamentales qui vous aideront à aborder votre projet d’écriture avec clarté, intention et structure. Avant toute chose, il est crucial de comprendre que l’écriture d’un livre est bien plus qu’un simple acte créatif.  C’est un engagement profond qui nécessite une réflexion approfondie et une planification minutieuse.  Chaque mot, chaque personnage, chaque scène doit être soigneusement envisagé pour construire un récit cohérent et captivant.  1. Pourquoi ? La première question essentielle à se poser est : pourquoi écrire cette histoire ?  Définissez vos motivations et les raisons profondes qui vous poussent à écrire ce livre. Identifiez également pourquoi vous avez choisi ce genre littéraire spécifique.  Cette étape vous permettra d’avoir une vision claire de votre objectif et de votre direction. Écrire une histoire ne se résume pas uniquement à coucher des mots sur le papier. C’est un acte d’expression, de réflexion et de partage qui va bien au-delà des simples mots.  Chaque écrivain a ses propres motivations, ses propres passions qui le poussent à écrire. Il peut s’agir :  De transmettre un message important,  De partager une expérience personnelle,  D’explorer des thèmes universels  Ou tout simplement de laisser libre cours à son imagination. Définir vos motivations vous permettra de donner un sens profond à votre travail d’écriture.  Cela vous aidera à rester concentré et déterminé tout au long du processus souvent exigeant de la création littéraire.  2. Qui ? Créez un personnage principal avec lequel vos lecteurs pourront s’identifier et s’investir émotionnellement.  Développez sa personnalité, ses motivations et ses objectifs pour donner vie à votre récit. Le choix du protagoniste est une étape cruciale dans le processus d’écriture, car c’est lui qui portera le poids de votre histoire et qui guidera les lecteurs à travers votre univers.  Pour créer un personnage principal captivant, commencez par explorer ses traits de personnalité. Est-il courageux et déterminé, ou bien timide et hésitant ?  Quels sont ses forces et ses faiblesses ? En creusant ces aspects, vous construirez un personnage tridimensionnel et authentique qui résonnera avec vos lecteurs. En plus des caractéristiques de personnalité, il est crucial de comprendre les motivations profondes de votre protagoniste.  Qu’est-ce qui le pousse à agir et à prendre des décisions ? Quels sont ses désirs, ses peurs, ses rêves ?  Ces motivations internes donneront de la profondeur à votre personnage et le rendront plus humain aux yeux des lecteurs. 3. Comment ? Réfléchissez à la manière dont vous allez développer votre personnage principal et les autres personnages de votre livre.  Explorez les différentes techniques narratives et les arcs de développement pour créer une histoire captivante et bien structurée. Le développement des personnages est un aspect crucial de tout récit, car ce sont eux qui donnent vie à votre histoire et qui la rendent mémorable pour les lecteurs.  Arc narratif Un arc narratif bien construit suit l’évolution et la croissance du personnage tout au long de l’histoire.  Cela peut inclure des moments de transformation, de conflit, de révélation et de résolution qui façonnent la personnalité et les actions du protagoniste. Pour développer votre personnage principal de manière efficace, considérez d’abord son arc narratif.  Le dialogue Les dialogues sont également un outil puissant pour développer les personnages.  À travers les conversations et les interactions avec d’autres personnages, votre protagoniste révèle ses pensées, ses émotions et ses motivations de manière naturelle et engageante.  Veillez à rendre les dialogues authentiques et significatifs pour approfondir la caractérisation de vos personnages. Personnage secondaire En parlant des autres personnages, assurez-vous de leur accorder également une attention suffisante.  Chaque personnage, qu’il soit secondaire ou antagoniste, doit avoir sa propre histoire, ses propres motivations et son propre arc de développement.  Ces personnages complémentaires enrichissent votre récit en apportant des conflits, des alliances et des dynamiques interpersonnelles qui le rendent plus complexe et captivant. Progression du récit N’oubliez pas non plus l’importance de la progression du récit.  À mesure que votre personnage principal évolue, assurez-vous que l’intrigue avance également de manière cohérente et stimulante.  Les obstacles,  Les rebondissements et  Les moments de révélation contribuent à maintenir l’intérêt des lecteurs et à les inciter à tourner les pages pour découvrir ce qui se passera ensuite. 4. Quoi ? Chaque personnage a besoin d’un but à atteindre pour donner du dynamisme à votre intrigue.  Construisez votre histoire autour de cette quête pour maintenir l’intérêt et l’engagement du lecteur. L’objectif ou la quête de votre personnage principal est le moteur qui propulse l’histoire en avant.  C’est ce qui donne un sens à ses actions, ce qui crée des obstacles à surmonter et ce qui génère des moments de tension et de résolution.  Pour définir cet objectif de manière efficace, considérez d’abord les désirs profonds de votre protagoniste.  Qu’est-ce qu’il veut plus que tout au monde ?  Quels sacrifices est-il prêt à faire pour atteindre son objectif ?  Ces questions vous aideront à définir un objectif convaincant et motivant pour votre personnage. Formes L’objectif de votre personnage peut prendre différentes formes.  Il peut s’agir d’un objectif externe, tel que sauver le monde, retrouver un être cher, ou remporter une compétition.  Il peut aussi s’agir d’un objectif interne, comme surmonter une peur, trouver le bonheur, ou découvrir la vérité sur soi-même.  Quel que soit le type d’objectif, assurez-vous qu’il soit clair, significatif et en lien avec les thèmes et les enjeux de votre histoire. Construction de l’histoire autour de la quête Une fois que vous avez défini l’objectif de votre personnage principal, construisez votre histoire autour de cette quête.  Introduisez des obstacles, des défis et des dilemmes qui mettent en péril la réalisation de cet objectif.  Ces éléments de conflit ajoutent du dynamisme à l’intrigue et maintiennent l’intérêt des…

Définir son lecteur cible

Conseils avant d’écrire son livre : définir son lecteur cible

Avant de vous lancer dans l’écriture de votre livre, il est essentiel de définir clairement votre lecteur cible.  En comprenant qui est votre public potentiel, vous pourrez mieux adapter votre contenu et maximiser l’impact de votre livre.  Voici quelques conseils pour vous aider à définir votre lecteur cible avant de commencer à écrire. 1. Identifier votre genre littéraire Avant de définir votre lecteur cible, il est important de savoir dans quel genre littéraire votre livre s’inscrit. Que vous écriviez… De la fiction, De la non-fiction, De la science-fiction, De la romance, Du thriller ou De la poésie, chaque genre attire un public spécifique. Identifiez donc clairement le genre de votre livre dès le départ. Lire aussi : les genres littéraires populaires en 2023 Quel type d’histoire voulez-vous raconter ? Une fois que vous avez déterminé le genre littéraire de votre livre, réfléchissez au type d’histoire que vous voulez raconter.  Est-ce une histoire d’amour passionnante, un thriller palpitant, ou une exploration philosophique profonde ?  Comprendre le ton et le style de votre histoire vous aidera à mieux cibler votre lecteur idéal. Quels sont les thèmes et les sujets que vous souhaitez explorer ? Les thèmes et les sujets abordés dans votre livre sont également des facteurs importants à considérer lors de la définition de votre lecteur cible.  Que vous traitiez de l’amour, de la justice sociale, de l’aventure ou de la spiritualité, chaque thème attirera un public différent.  Identifiez donc les thèmes principaux de votre livre et pensez à quel type de lecteur serait le plus intéressé par ces sujets. Quels sont les auteurs et les livres qui vous inspirent ? Réfléchissez aux auteurs et aux livres qui vous ont inspiré dans votre propre écriture.  Si vous admirez des écrivains particuliers ou si vous avez été influencé par des œuvres spécifiques, il est probable que vous partagiez des points communs avec leur public.  En identifiant vos influences littéraires, vous pouvez mieux comprendre le type de lecteur qui serait attiré par votre travail. 2. Déterminer les caractéristiques de votre lecteur idéal Lorsque vous écrivez un livre, il est essentiel de définir les caractéristiques de votre lecteur idéal. En comprenant les traits démographiques, les intérêts et les habitudes de lecture de votre public cible, vous pouvez créer un contenu plus pertinent et captivant.  Voici quelques aspects à considérer pour déterminer les caractéristiques de votre lecteur idéal. Quel est son âge ? L’âge de votre lecteur cible est un facteur déterminant dans la manière dont vous allez structurer et présenter votre contenu.  Les lecteurs plus jeunes peuvent être attirés par des histoires dynamiques et des personnages vivants,. Tandis que les lecteurs plus âgés peuvent préférer des récits plus réfléchis et des thèmes plus matures.  Déterminez donc l’âge moyen de votre lecteur idéal pour adapter votre style d’écriture en conséquence. Quel est son sexe ? Le sexe de votre lecteur cible peut également influencer la façon dont vous écrivez votre livre.  Les hommes et les femmes ont souvent des intérêts et des préférences différents en matière de lecture.  En comprenant le sexe de votre public cible, vous pouvez ajuster votre ton, vos personnages et vos thèmes pour mieux répondre à leurs attentes et à leurs intérêts spécifiques. Quels sont ses centres d’intérêt ? Les centres d’intérêt de votre lecteur idéal jouent un rôle crucial dans la détermination du contenu de votre livre.  Que ce soit la science, l’histoire, la romance, la fantasy ou le développement personnel, identifiez les sujets qui captivent votre public cible.  En créant un contenu qui correspond aux intérêts de vos lecteurs, vous augmentez les chances qu’ils s’engagent et apprécient votre livre. Quel est son niveau d’éducation ? Le niveau d’éducation de votre lecteur cible peut influencer la complexité et le niveau de sophistication de votre écriture.  Si votre public cible est principalement composé de personnes ayant un niveau d’éducation élevé, vous pouvez utiliser un vocabulaire plus avancé et aborder des sujets plus complexes.  En revanche, si votre public est plus généraliste, assurez-vous de rendre votre contenu accessible et facile à comprendre. Quels sont ses habitudes de lecture ? Comprendre les habitudes de lecture de votre public cible est essentiel pour déterminer la longueur, le format et le style de votre livre. Certains lecteurs préfèrent les livres courts et concis, tandis que d’autres apprécient les œuvres plus longues et détaillées. En connaissant les préférences de lecture de votre public, vous pouvez créer un livre qui correspond à leurs attentes et à leurs habitudes de consommation de contenu. 3. Créer un profil de votre lecteur idéal Avant de commencer à écrire votre livre, il est crucial de créer un profil détaillé de votre lecteur idéal. En lui donnant un nom, une personnalité et une histoire, vous pourrez mieux comprendre ses motivations, ses défis et ses aspirations. Nommez votre lecteur idéal et développez une personnalité pour lui, en tenant compte de son âge, de son sexe et de ses intérêts. Imaginez les motivations qui poussent votre lecteur à chercher des livres dans votre genre, ainsi que les défis auxquels il pourrait être confronté dans sa vie. Déterminez ce que votre lecteur recherche spécifiquement dans un livre : divertissement, connaissance, évasion, etc. 4. Se poser les bonnes questions Avant de finaliser votre livre, assurez-vous de vous poser les bonnes questions pour vous assurer qu’il correspond bien à votre lecteur idéal. – Mon livre répond-il aux besoins et aux désirs de mon lecteur idéal, tels que définis dans son profil ? – Mon style d’écriture est-il adapté au niveau d’éducation et aux préférences de lecture de mon lectorat ? – Le ton de mon livre est-il en accord avec la personnalité de mon lecteur idéal ? – Les thèmes et les sujets que j’aborde sont-ils pertinents et intéressants pour mon audience cible ? 5. Tester votre idée auprès de votre lectorat cible Avant de publier votre livre, il est recommandé de tester votre idée auprès de votre lectorat cible pour obtenir des retours constructifs. – Partagez votre synopsis ou le premier chapitre de votre livre…

Le blocage de l’écrivain : anatomie d’un ennemi familier

Le blocage de l’écrivain est un phénomène bien connu dans le monde de la création littéraire. Il se caractérise par une difficulté à produire du contenu écrit, souvent accompagnée d’un sentiment d’angoisse et de manque d’inspiration. Ce blocage peut se manifester de différentes manières, allant de la simple procrastination à l’incapacité totale de mettre des mots sur le papier. Définition du blocage de l’écrivain Le blocage de l’écrivain peut être défini comme un état mental où un écrivain se retrouve incapable de produire du contenu écrit, malgré son désir et sa motivation initiale. Lire aussi : 3 grandes écoles d’écriture Symptômes du blocage Les symptômes du blocage de l’écrivain varient d’un individu à l’autre, mais certains sont couramment observés, tels que : – La procrastination constante. – L’angoisse face à la page blanche. – Le manque d’idées ou d’inspiration. – La réticence à partager son travail avec autrui. Les causes profondes du blocage Le blocage de l’écrivain peut avoir des origines diverses, mais deux obstacles majeurs se démarquent : le perfectionnisme et la peur de l’échec. Le perfectionnisme Les écrivains perfectionnistes ont souvent du mal à démarrer ou à terminer un projet d’écriture parce qu’ils cherchent constamment la perfection. Cette quête de perfection peut paralyser leur processus créatif et les empêcher de progresser. La peur de l’échec La peur de l’échec est un autre obstacle commun auquel sont confrontés de nombreux écrivains. Appelé encore atychiphobie, elle est définie comme une peur anormale, injustifiée et persistante d’échouer. Cette peur chronique peut être si extrême qu’elle affecte négativement votre vie d’écrivain et être la source de ce fameux blocage que nous voulons tous combattre. Elle peut prendre différentes formes, comme la crainte d’être critiqué ou rejeté, et peut inhiber la créativité de l’écrivain. Autres causes possibles Outre le perfectionnisme et la peur de l’échec, d’autres facteurs peuvent contribuer au blocage de l’écrivain, tels que le stress, le manque de confiance en soi, la fatigue ou même des problèmes personnels. L’impact psychologique du blocage Le blocage de l’écrivain peut avoir un impact significatif sur la santé mentale et le bien-être émotionnel de l’écrivain. Sentiment de frustration et d’impuissance Lorsqu’un écrivain se retrouve bloqué, il peut ressentir un profond sentiment de frustration et d’impuissance face à son incapacité à avancer dans son travail. Doute de ses capacités et perte de motivation Le blocage de l’écrivain peut également entraîner un doute de ses capacités et une perte de motivation, ce qui peut conduire à un cercle vicieux de procrastination et de découragement. Impact sur la santé mentale À long terme, le blocage de l’écrivain peut avoir des répercussions sur la santé mentale de l’écrivain, entraînant des symptômes tels que l’anxiété, la dépression ou le burn-out. Lire aussi : planifier son manuscrit grâce au schéma quinaire Briser le cercle vicieux : pistes de réflexion Malgré les défis que représente le blocage de l’écrivain, il est possible de surmonter cet obstacle en adoptant certaines stratégies et attitudes positives. Comprendre les causes du blocage La première étape pour surmonter le blocage de l’écrivain est de comprendre ses causes. En identifiant les facteurs qui contribuent à ce blocage, l’écrivain peut commencer à trouver des solutions adaptées à sa situation. Développer une attitude bienveillante envers soi-même Il est essentiel pour un écrivain en proie au blocage de cultiver une attitude bienveillante envers lui-même. Cela implique d’accepter ses imperfections et ses échecs, et de se donner la permission d’écrire sans pression ni jugement. Fixer des objectifs réalistes et célébrer chaque réussite Pour sortir du blocage de l’écrivain, il est important de se fixer des objectifs réalistes et réalisables, et de célébrer chaque petite victoire. Cela peut aider à maintenir la motivation et à surmonter les obstacles avec confiance et détermination. Conclusion En conclusion, le blocage de l’écrivain est un défi commun mais surmontable pour de nombreux écrivains. En comprenant ses causes, en reconnaissant ses symptômes et en adoptant des stratégies efficaces pour le surmonter, les écrivains peuvent retrouver leur inspiration et leur passion pour l’écriture. Souvenez-vous, l’écriture est un voyage personnel qui demande persévérance et détermination, mais avec la bonne attitude et les bonnes ressources, rien n’est impossible. Alors, n’ayez pas peur de faire face au blocage de l’écrivain, car chaque obstacle surmonté vous rapproche un peu plus de vos rêves d’écrivain.