A la fin de toute chose, une trilogie signée Audrey Demange

A la fin de toute chose est une trilogie fantastique écrite par l’auteure française, Audrey Demange. L’auteure nous embarque dans un univers où les démons et la magie co-existent. Une jeune femme portant le nom d’Audrey (comme l’auteure), voit sa maison s’incendier. Heureusement pour elle, il y aura des braves personnes qui lui sortiront de ces flammes. Lire ma chronique sur le roman de Didier Bloch Parfois sur terre. Etranges histoires…   A la fin de toute chose, Prologue Tome 1 Audrey se tenait là, par terre dans son jardin, en train de regarder sa maison brûler, entourée par deux inconnus. Elle venait de voir ses sœurs périr sous ses yeux. Elle n’avait rien pu faire pour elles, eux non plus. Les trois sœurs étaient en train de se faire agresser sans comprendre pourquoi. Elles avaient fait l’objet d’une attaque aussi violente qu’incompréhensible. Ces hommes étaient soudainement apparus. Ils étaient venus pour les aider mais ils n’avaient pu sauver qu’elle. Elle se retrouvait seule. Alors qu’ils avaient réussi à la faire sortir de la maison à temps, elle, elle n’avait pensé qu’à y retourner. Elle ne pouvait pas croire que ses sœurs n’étaient plus. Elle s’accrochait à l’espoir que ses sœurs allaient arriver, elle voulait les aider, les guider vers la sortie, mais les flammes étaient bien trop fortes. Eux le savaient. L’un des hommes la retint vers lui, en sécurité. Après plusieurs minutes, elle cessa de lutter. Elle s’effondra dans ses bras et se mit à pleurer. Elle pleura toutes les larmes de son corps ; et quand elle n’eut plus une larme à verser, elle resta là, vide. L’homme la tenait toujours contre lui. Elle se mit à fixer les flammes qui léchaient la façade de sa maison. La fumée lui piquait les yeux, l’encerclait. Elle resta ainsi longtemps à regarder sa vie disparaitre, s’envoler. Elle était à présent en état de choc. Elle ne parvenait plus ni à parler ni à bouger. Le son rugissant des sirènes se fit entendre au loin, alors l’homme la porta et la déposa sur la banquette arrière d’une voiture. Elle les entendit parler mais était incapable de se joindre à la conversation, néanmoins elle comprit qu’ils débattaient sur ce qu’ils devaient faire d’elle. Les sirènes se rapprochaient, ils n’avaient plus le temps de réfléchir. Ils choisirent donc de la garder avec eux. L’homme qui l’avait portée prit le volant et ils se mirent en route. Elle sentait leurs regards sur elle, mais elle gardait les yeux rivés sur le paysage qui défilait. Audrey n’avait plus qu’une conscience vague de ce qui l’entourait. Elle les entendait sans les comprendre, voyait sans voir. Elle se contentait de rester immobile dans cette demi-conscience. Elle ne pouvait plus. Après ce qui lui sembla un long moment, ils finirent par arriver, mais elle demeura toujours immobile et silencieuse. L’homme dut la porter de nouveau pour la faire sortir de la voiture, il la mena jusqu’à une maison et la déposa sur un lit. Une fois allongée, elle tomba immédiatement dans le sommeil. Son cerveau avait besoin de repos, besoin de comprendre, besoin de temps. Elle dormit ainsi longtemps. D’un sommeil sans rêves. D’un sommeil noir. Qui est Audrey Demange ?   Née en Lorraine en 1986, j’ai beaucoup déménagé jusqu’à arriver en Auvergne. Et depuis que j’ai découvert cette région, je n’ai jamais pu la quitter. Maman de deux enfants, elle s’est mise à l’écriture « grâce » à sa fille qui fait des insomnies. Un jour, elle m’a réveillée au milieu d’un songe et comme ces insomnies durent plusieurs heures, j’ai décidé de poursuivre mon rêve en le guidant. C’était un simple moyen de passer le temps au départ. Puis très rapidement, j’ai imaginé toute une histoire autour de ce rêve. À un moment, c’est devenu tellement énorme que j’ai commencé à l’écrire pour pouvoir m’en souvenir et finalement une fois que j’ai commencé, je n’ai pas pu m’arrêter. Je n’ai fait qu’écrire pendant 6 mois, nuit et jour ! Comment vous procurer ledit tome ? Le tome deux est sorti il y a quelques mois. Au mois d’avril je crois… Vous pouvez l’acheter sur ce lien : https://amzn.to/3QRFzU5. Vous pouvez écouter sur ce lien une vidéo où elle nous lit le prologue de son premier tome. Merci, à bientôt !  

Biographie de Mélanie Gaudry, auteure et essayiste

Mélanie Gaudry… que dire d’elle ? Qui est-elle ? Une femme de lettres ! Une amoureuse de lettres depuis son enfance. Une personne qui a osé poser des mots sur des maux parfois invisibles… des maux qui rongent nos sociétés et qu’elle dénonce et tente de soigner par ses mots. Son essai, Narcisse perverti, sous-titré Essai sur la manipulation perverse narcissique, paru en juin 2021 chez Lys Bleu Editions, nous parles des manipulations perverses et narcissiques et comment s’en défaire. Cet article est subdivisé en deux grandes parties où, devais-je dire, en deux grandes questions ! Nous commencerons d’abord par la question qui est Mélanie Gaudry ? Nous parlerons ensuite de ses livres en les présentant jusque dans leurs plus petits détails comme, le nombre de pages, le prix et en bonus, les liens pour commander ses livres. Lire aussi la biographie de Laurence Kiehl. Qui est Mélanie Gaudry ? Mélanie Gaudry lisait beaucoup avant de publier son premier roman historique ayant comme titre « Avec le temps » en 2013. Celui-ci a été publié à l’occasion du centenaire après la Grande Guerre. Et puis, deux années après, en 2015, elle publia Total Ecran, un roman d’anticipation. Depuis son plus jeune âge, à l’aube de sa onzième année pour être précis, elle tomba amoureuse de l’écriture. Ce fut au moment où elle a découvert Les Mots de Jean-Paul Sartre sur une étagère de la bibliothèque familiale. Depuis lors, elle se passionne pour les mots. Titulaire, entre autre, d’une double licence de lettres Modernes et Classiques, elle souhaite mettre aujourd’hui à profit ses compétences pour en venir à l’aide aux personnes victimes de pervers et narcissiques. Mélanie Gaudry est donc une femme altruiste. Dynamique et curieuse, elle a exercé plusieurs métiers, avant d’entreprendre une carrière d’écrivain public, notamment dans la presse, dans la mode, … Cet essai est le fruit de deux années de recherche sur terrain, auprès des spécialistes et des victimes, et vise autant à prévenir qu’à guérir. Enfin, il lui arrive parfois d’écrire au Président de la République. « L’écriture est un art majeur puisqu’elle permet de rendre perceptible l’imperceptible » – Mélanie Gaudry   Narcisse perverti Résumé de l’œuvre Le Pervers Narcissique est un manipulateur cruel, qui utilise la parole et le temps. C’est un jeu de patience. Il vous inflige toujours pile ce que vous pouvez supporter, ni plus ni moins, comme dans le jeu du chat et de la souris. Assez violent pour vous laisser en vie, et s’amuser avec vous. Mais pas assez violent pour aller en prison. Il reste donc impuni, toute sa vie, répétant le même scénario dans chacune de ses relations, comme une pièce de théâtre qui recommence sans fin. Quand on est agressé physiquement, on peut montrer des séquelles à la police. Mais comment montrer une agression psychologique ? il n’y a aucune trace visible. Toutes les victimes parlent du « flou » ou de la « sensation de brouillard » qu’ils ont ressenti. » (Préface d’Antoine Peytavin)   Dans cet ouvrage, Mélanie Gaudry nous offre toutes les clés pour identifier un manipulateur pervers narcissique, se défaire de son emprise et le vaincre définitivement. Détails sur le livre Titre : Narcisse perverti Edition : Le Lys Bleu Date de parution : le 15 juin 2021 Nb de pages : 116 Prix broché : 12,00 euros   En résumé Que retenir de cet article qui vous a présenté Mélanie Gaudry ? Trois grands mots. Elle est une essayiste, une scénariste et une écrivaine publique et donc, une pluridisciplinaire. Elle a exercé dans plusieurs métiers, de la mode au cinéma en passant par la presse. D’autres éléments non présentés dans cet article sont à retrouver sur le site de l’auteure. Vous pouvez télécharger gratuitement, sur son site bien sûr, sa lettre au Président Macron qui a été plus de 500000 fois. Je n’ai rien inventé, allez voir par vous-même sur son site.

Editions Milot, une maison d’éditions engagée

Editions Milot est un éditeur établi à Paris, qui publie les nouveaux talents. De la poésie au roman en passant par le théâtres, les Editions Milot est un éditeur généraliste. Lire aussi la biographie de Laurence Kiehl.   Présentation Editions Milot Editions Milot est une maison d’édition généraliste engagée créée en Août 2021. Cette maison d’éditions s’engage auprès des auteurs dans leurs aventures d’écritures. Vous avez toujours rêvé de devenir auteur ? Dès maintenant transformez ce rêve en réalité.   Mission Découvrir les talents de la littérature de demain, telle est la mission que s’est assignée les Editions Milot.   Pourquoi ? Editions Milot est l’histoire d’une rencontre romanesque de deux passionnés de littérature, deux auteurs qui par leurs expériences et visions communes souhaitaient créer une maison d’édition innovante et engagée auprès des auteurs. L’objectif principal est de donner la chance à chacun. Que ce soit pour un roman, un essai, un polar d’action, un récit comique, une nouvelle ou un recueil de poème. De nos jours, beaucoup de jeunes auteurs se font recaler lorsqu’il s ’ agit de publier leur livre, priorisant des auteurs déjà à succès. Editions Milot est le fruit de l’observation de ce phénomène. C’est un pari de mettre en lumière des talents. Notre crédo : Pistonner les talents de demain ! Un large réseau de distribution pour promouvoir leurs auteur.e.s Publier chez Editions Milot est un choix rationnel et responsable. Chaque publication est un événement. Nous mettons en place un plan de communication pour assurer la communication et la promotion du livre. Grâce à nos partenaires spécialisés dans la distribution et la commercialisation, chaque livre bénéficie d’une large exposition à travers les libraires physiques et ceux en ligne tels que : Amazon, EBay, Fnac, Cultura, Decitre, Hachette, …   Contacts Editions Milot Si vous souhaitez entrer en contact avec cet éditeur, pour quelque raison que ce soit, voici leurs adresses de contact. Vous avez peut-être, un manuscrit achevé et vous cherchez un éditeur… Tentez votre chance en envoyant votre tapuscrit…   E-mail : ed***********@***il.com Tél. : +33 6 64 69 34 85 Site web : https://www.editionsmilot.com/ Adresse : 17 Rue du Pressoir 95400 Villiers-Le-Bel, France… Adhésion requise Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.Already a member? Connectez-vous ici...

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Interview d’Émile Arsèle Nguetcheu auteur du recueil de poèmes Rouge est ma terre

Nguetcheu Émile Arsele est venu au monde un 09 décembre 1976 à Bafang à l’ouest Cameroun. Très tôt sa mère l’a inoculé le venin de la lecture. Un jour il est tombé un jour sur son exemplaire de Black Boy de l’auteur Richard Roy. À quoi sert la littérature aujourd’hui ? Quelle place occupe-t-elle réellement dans votre vie ? Parlant de littérature, j’aime cette belle pensée de l’auteur tchadien Nockie Djedanou qui dit, je cite : « La littérature est infinie désir d’humanité. Car chaque mot qu’accouche l’écrivain dans sa solitude exacerbée porte les graines de la paix ». Aussi loin que je pense, c’est l’amour de l’être humain mon Frère qui m’a toujours poussé à écrire. Pour moi, la littérature permet donc de me dire. De dire la société dans laquelle je vis ou celle qui m’entoure. Dénoncer… Avec les simples mots de mes poèmes. Je perçois la littérature et principalement la poésie comme un engagement social qui me permet d’assumer mon rôle de citoyen de la cité, de citoyen du monde. Mon amour obstiné et violent de l’être humain m’interdit donc de garder le silence devant toute forme d’injustice. Un peu comme Aimé Césaire le disait, La voix de ceux qui n’ont point de voix. La littérature est aussi pour moi source de liberté. Elle me libère de mes peurs primaires. Elle me permet de m’assumer. De me sentir utile pour la société. Elle me rend tout simplement LIBRE. Au point où si je n’écris pas, c’est comme si une partie de moi mourrait ; je dois quand même avouer que cette sensation d’écrire à tout prix pour me sentir libre a quand-même changé. L’obsession d’écrire aujourd’hui n’est vraiment plus comme celle que j’avais avant mon premier recueil, « Les Vertiges de la parole ». Je me souviens, pendant l’examen de mon bac avoir perdu presque 30 minutes lors d’une épreuve pour coucher sur un brouillon une inspiration poétique qui venait de m’habiter. C’était fou quand même. Pouvoir tout perdre sauf une pensée où une formule qui allait nourrir quelques lignes de notre littérature. Avec le temps, j’ai compris que la littérature n’est pas seulement engagement, elle est aussi style. Elle est également beauté. Les auteurs qui ont nourri mon esprit en commençant par les auteurs de la négrorenaissance et en passant par les auteurs de la négritude jusqu’à certains auteurs contemporains me l’ont appris. Et avec le temps, j’ai compris que la littérature n’est pas l’alignement des plus belles pensées, mais avant tout la manière avec laquelle les choses sont dites. J’aime la manière quasi mystique avec laquelle certains auteurs écrivent, évoquent, racontent… On est subjugué devant la beauté de l’écriture. Et les deux dimensions, la dimension de l’engagement, de la dénonciation et la dimension du style de l’auteur permettent comme d’atteindre l’extase. Et le Beau acquiert tout son sens. Toute sa dimension. C’est tout cela la littérature pour moi aujourd’hui. Votre nouveau recueil est intitulé « Rouge est ma terre ». Pourquoi ce titre ? Je dois avouer que le premier titre que j’ai voulu donner à ce nouveau recueil était « Sur le dos de la terre rouge ». Mais avec le recul, je l’ai trouvé long et surtout pas trop accrocheur. Voilà pourquoi, avec les conseils de mon éditeur, j’ai préféré le titre actuel « Rouge est ma terre ». C’est un titre qui a mon avis est plus poignant. Très parlant. D’un point de vue géologique, il indique la couleur d’une terre. D’un point de vue géographique, il indique la région de l’auteur. Région de l’ouest Cameroun où je suis originaire. Et d’un point de vue culturel, il renvoie à ma racine profonde et partant à la racine de chaque Homme sur cette terre. Avec ce livre, je nous invite à aller chercher le moi profond, à rechercher ses origines. À s’attacher à ses ancêtres… dont un lien quasi mystique nous lie depuis des siècles et des siècles. Écrire devient spiritualité. Mais Écrire c’est toujours et avant tout liberté. Et c’est en cela que mon combat de liberté et d’originalité acquiert toute sa plénitude.   À qui s’adresse votre livre ? Le livre s’adresse particulièrement à chaque jeune africain. Nous avons trop tendance à nous négliger. À négliger ce que nous avons de plus cher. Ce que nous avons de sacré. Mais c’est aussi un livre universel qui parle à chaque homme, car nous avons tous des jardins communs : l’identité, la spiritualité…   De quoi parle le livre ? L’œuvre parle avant tout comme je le disais de retour aux sources. D’attachement à ses racines avec en toile de fond les liens profonds que nous avons avec nos ancêtres qui nous ont précédés. Bien entendu je parle aussi des thématiques de notre quotidien : les valeurs perdues, la peur, la vie chère, la liberté emprisonnée, les détournements, la mauvaise gestion des choses de la cité… Le recueil est segmenté en quatre parties. Chaque partie a une thématique centrale qui, je l’espère, touchera la sensibilité particulière de chacun de mes lecteurs. Mais plus que tout, ce livre vous appartient… Toutefois, comme on le disait si souvent, très souvent, une œuvre peut avoir une dimension qui dépasse la pensée première de l’auteur.   Qu’est-ce qui vous a poussé à l’écriture du recueil « Rouge est ma terre ? » En 2011, je publie chez Edilivre Aparis la première version du recueil « Le Vertige de la parole » en 2012, chez le même éditeur paraît « Le moi qui parle » et puis en 2016, c’est le recueil « Les Racines de la résistance » dont sa première version a été publiée aux Editions AfricAvenir.   Après ces trois recueils et autres œuvres collectives, j’ai voulu relever un challenge : Comment sortir du cadre de l’engagement et se laisser emporter par une autre thématique ? Étant comme appelé pour parler de la thématique du retour aux sources. De notre identité d’Africain. De notre spiritualité d’Africain…   Je me suis senti principalement appelé et c’est donc tout naturellement que j’ai répondu favorablement à l’invitation du dialogue avec notre moi profond. J’ai fini par me laisser guidé par ma…

Présentation du recueil de poèmes Rouge est ma terre d’Emile Arsele Ngeutcheu

Rouge est ma terre est un recueil de poèmes d’Emile Arsele Ngeutcheu, paru sur le catalogue de MAB Editions. Ce livre parle de retour aux sources. D’attachement à ses racines avec en toile de fond les liens profonds que nous avons avec nos ancêtres qui nous ont précédés. Quatrième de couverture Rouge est ma terre « La bonne parole guérit ». La parole, le poète Émile Arsèle Nguetcheu en a fait sienne. Fasciné par ses quarante-neuf épiques et réalistes poèmes, j’ai creusé avec grand intérêt le bonheur, le partage, l’identité, la finitude et l’homme. À lire ce poète dont les traits sont si profonds que l’inexploré, toute lectrice ou tout lecteur ne se reverrait-il pas autrement ? Envoûtant est son style. Captivant est son arrêt sur l’humanité. Sans repère, sans souvenirs, où aller ? Á quel bonheur rêver ? À travers ce recueil « Rouge est ma terre », notre poète invite toute femme et tout homme à s’arrêter pour mieux avancer : « Mon ami. Si tu ne sais pas. Si tu ne sais pas où tu vas. Retourne au moins sur les traces. Les traces laissées par tes pas » Alain Tréké Parménide   Caractéristiques du livre ISBN : 9 978-2-900-662-090 Titre : Rouge est ma terre Editeur : Emile Arsèle Nguetcheu Rayon/genre : Poésie Nombre de pages : 142 Date de parution : mai 2022 Prix : 5000 FCFA / 7,50 euros Lire aussi l’entrevue de Dominique Faure et découvrir ma chronique sur Frédéric Instants de grâce, son roman. A propos de l’auteur Émile Arsele Nguetcheu, l’auteur de ce recueil de poèmes est né le 9 décembre 1976 à Bafang, petite ville de l’ouest Cameroun. Il a cofondé, avec le poète gabonais Patrick Aleph, le Club des Poètes du Gabon dont il a été Secrétaire général pendant quatre ans. Membre de la Ronde des Poètes du Cameroun, ami de l’Association Livre ouvert. Après avoir exercé plusieurs activités : Représentant permanent, coordonnateur des Zones à Wally Agence Hôtesse (Gabon), Rédacteur en Chef du Journal « La Voix Des Jeunes » (Gabon), Consultant au Comité de l’Excellence Africaine (Cameroun), Président d’Africa Foundation Awards (Cameroun), Commerçant et vendeur à la sauvette, il est actuellement Représentant GDP au Cameroun, Correspondant de la chaîne panafricaine Téléwallyssimo, Présentateur Tv de l’émission Les ways du Mboa et Maître de Cérémonies. Suivre l’auteur Facebook : http://www.facebook.com/Emile Arsèle Nguetcheu Twitter : Emile Arsèle Nguetcheu    Extraits du recueil Rouge est ma terre Sur le dos de la terre rouge Sur le dos de la terre rouge De chez nous Un homme découvre tracés Des signes cabalistiques Dont les oreilles et les yeux Dans leurs jeux quotidiens Rêvent ouvertement D’écouter la chanson du grillon   Sur le dos de la terre rouge De chez nous Une femme la houe à la main Laboure Et forme sur le dos du sol Des sillons d’une beauté à ressusciter les morts Dans quelques mois, la terre généreuse suivant la loi Donnera au monde des fruits d’un goût exquis   Sous un ciel rempli d’une infinité d’étoiles Un homme et une femme conjointement Entendent comme des bruits dans la tête Une voix incantatoire Dont les lèvres murmurent de manière répétée Des formules sacrées Qui résonnent jusqu’au cœur de la nuit Comme l’écho des mots dans leur course sur le rocher.   Extrait du recueil de poèmes Rouge est ma terre, Emile Arsele Ngeutcheu, MAB Éditions, 2022, p.16   L’ami de l’homme dans la nuit c’est le courage Il ne se passe plus un jour Sans que nos cités ne soient plongées Dans un noir de jeudi soir Crachant dans les rues tous les détraqués Véritables dangers dans la société   Il ne se passe plus un jour Sans que nos robinets soient fermés Laissant aux populations l’amer loisir De consommer de l’eau souillée Et de choper au passage du choléra   Il ne se passe plus un jour Sans que les prix des produits de première nécessité Ne soient simplement fois quinze multipliés Sur les marchés Au grand dam de mon peuple affamé Qui, malheureusement Se livre un combat de titans Mais contre lui même Et qui à la chasse préfère remplir sa gibecière De pains arrosés d’huile Et chargés de sardines sans tête.   Tristesse infinie Que ce peuple Nourrit de paroles défaitistes : On va encore faire comment ? De gémissements stériles : Vous voulez nous tuer ou quoi ? De lamentations infertiles : Wêêêeeee Wêêêeeee Wêêêeeee !   Mon peuple Te voilà pris comme un rat à ton propre piège Mon peuple Je ne t’ai jamais connu ainsi Mon cher peuple Tu boxes pourtant rageusement contre la faim de tes enfants Mais la peur t’a égaré Et tu as choisi de te terrer sur terre Refusant de comprendre Que l’ami de l’homme dans la nuit c’est le courage Et voilà que tout un peuple Promis à un beau destin Passe son temps à lire l’heure sur un calendrier.   Extrait du recueil de poèmes Rouge est ma terre, Emile Arsele Ngeutcheu, MAB Éditions, 2022, p.37 A propos de l’éditeur MAB Éditions est un éditeur de livres écrits par des Africains pour les Africains et le reste du monde créé en 2021. Il est basé dans trois pays Cameroun, Gabon et Cote d’Ivoire. Notre ambition est de revaloriser et redynamiser la littérature africaine en donnant l’opportunité aux (jeunes) talents du continent de publier des ouvrages de qualité qui permettent de connaître l’Africain, loin des clichés et des stéréotypes. Nous publions des livres africains qui nous ressemblent, des livres qui nous parlent, des livres dans lesquels nous nous retrouvons, des livres authentiques. Nos collections                                                  Thrillers et polars Poésie Détours romanesques Savoir(s) et Connaissance    

Gabrielle Damien auteure de Demandez-moi qui m’a tué

Gabrielle Damien est une auteure marocaine de naissance et qui vit aujourd’hui en Belgique. Elle a publié une série de thrillers intitulé « Demandez-moi qui m’a tué ».   Biographie de Gabrielle Damien Gabrielle Damien est née au Maroc en 1984. Au cours de nombreux voyages, elle s’installe successivement dans plusieurs pays européens. Elle vit désormais en Belgique. Adolescente passionnée par la lecture, elle s’adonne aux grands classiques. Elle adore, en autres, Shakespeare, Molière, Camus, mais aussi Charlotte Brontë. L’écriture s’est définie au fil du temps, devenant une véritable thérapie. Attirée par l’aventure livresque et cinématographique, l’auteure se retranche dans son écriture, mi thérapie mi échappatoire au monde qui l’entoure, et invente un style bien à elle. Sa prédilection : les thrillers un soupçon glauques. Lire aussi ma chronique sur le roman d’Eric Pommet ! Présentation de Demandez-moi qui m’a tué   « Mes doigts crispés sur son poignet, je m’acharnais désespérément à libérer sa main serrée sur ma gorge. Je tentai de crier son nom, comme pour le réveiller de cette sorte de somnambulisme dans lequel il semblait être tombé. En vain. » Ils se nomment David, Alexandre, Romain, Karim, Émilie et Barbara. Ils sont parents, amis ou bien époux. S’ajoutent à la liste les inspecteurs de police qui interviennent au cœur du chaos. Certains sont victimes, d’autres coupables : les AssasSaints. Dans ce thriller psychologique, l’amour croise la mort, s’amuse de l’horreur et défie les lois de la justice. Chacun est au supplice, chacun est coupable, tous sont victimes du destin. Les meurtriers ne sont pas toujours ceux à qui l’on pense et nos personnages, manipulés ou manipulateurs, frôlant la passion ou la folie, faisant fi de leurs liens de parenté, vont goûter à l’amertume de la trahison. Vous ne ressortirez pas indemnes de cette lecture !

Chronique sur Promesse d’une aube de Veronique Ribeva

Promesse d’une aube… un rêve ou une prémonition ? Des dystopies, je n’en ai jamais lues. Promesse d’une aube est donc une première et je ne le regrette pas. Une dystopie est, selon Wikipédia un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’il soit impossible de lui échapper et dont les dirigeants peuvent exercer une autorité totale et sans contraintes de séparation des pouvoirs, sur des citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre. Lire aussi ma chronique sur le roman de Gilles Orselly.   Quatrième de couverture La terre est au plus mal : faune et flore dilapidées, humains-objets complices d’un système économique qui les enferme et les condamne, la planète n’est plus capable d’encaisser les coups. Parce qu’ils savent la fin proche, les vingt-six familles les plus riches du monde se sont alliés pour survivre à la planétaire annoncée par des catastrophes naturelles répétées. Face à eux, les Eveilleurs, des humains à la spiritualité développée et aux capacités extraordinaires, refusent cet avenir mortifère. Entre les deux forces, Hilel, simple documentariste, se trouve entrainé malgré lui dans un affrontement qui verra l’avenir d’un monde nouveau. Serait-il meilleur ? Rien ne le laisse présager.     Biographie de l’auteure Agée de 54 ans, Véronique Ribeva est un bordelaise d’originaire qui vit aujourd’hui à Bruxelles. Ayant fait des études de lettres modernes et de communication, elle a travaillé comme assistante de communication notamment pour la Fnac de Bordeaux. Elle a, pendant quinze ans, exercé le métier de professeur à l’école primaire. Puis, vers 2017, elle commença à écrire. Grande lectrice, elle a obtenu également un certificat de correctrice, une activité qu’elle souhaite aujourd’hui développer. Se sentant très concernée par l’écologie, son livre en est la preuve.   Mon avis sur ce roman… Promesse d’une aube… déjà le titre m’a accroché… L’aube… ces premières lueurs qui annoncent le début de la journée ! Promesse d’une aube est un roman futuriste qui nous plonge dans un monde où les forts et les puissants écrasent les faibles. Un monde qui connaît des catastrophes naturelles récurrentes et ou l’homme refuse d’admettre que c’est de sa faute. Promesse d’une aube relate l’histoire d’un « élu », Hillel, qui fait toutes les nuits un rêve bizarre. Cela mérite-t-il d’être pris pour un simple rêve ? Non, puisque tous ces évènements qu’il voyait avaient l’air tout aussi réels. Ils finissaient tôt ou tard par se produire. Hillel est un héros qui ne se connait pas, qui ne connait pas pourquoi il a toutes les nuits ce rêve bizarre qui augure toujours un futur sombre. Heureusement, grâce à plusieurs personnages, il est arrivé à comprendre qui il était vraiment, un nouveau sauveur de l’humanité. Soutenu par ses amis, ayant perdu certains même durant sa quête, il a pu empêcher le pis : la domination et la destruction du monde par Les Vingt-six, un groupe des familles puissantes qui dirigeaient le monde. Un mot de leur part suffisait pour qu’une guerre soit déclenchée ou arrêtée. J’ai trouvé les personnages attachants, spécialement Iris, un enfant « grand » dans l’âme qui a aidé à sa manière Hillel à trouver sa voie. L’auteure évoque dans ce livre, des sujets qui méritent d’être abordés : les catastrophes naturelles et le réchauffement climatique, en ces jours où la planète se meurt suite aux activités humaines excessives. L’auteure, au travers ses personnages questionne, interroge, aborde sans mâcher ses mots la question qui concerne l’avenir de l’humanité. Promesse d’une aube tire la sonnette d’alarme, exhorte tout un chacun à faire ce qu’il peut pour préserver notre habitat. Un livre qui parle de spiritualité et d’actualité… Extrait préféré de Promesse d’une aube « On dit que les rêves sont les portes de l’âme, qu’ils délivrent un message sur des événements ou des émotions qu’on n’a pas digérés. », Promesse d’une aube, p10. En conclusion Ce livre nous ouvre les yeux sur des sujets urgents de notre société tel que le réchauffement climatique, les irruptions volcaniques et d’autres catastrophes naturelles. Je trouve que le livre a été assez travaillé, et je le recommande vivement.

Chronique sur Ne demande jamais ton chemin ! de Gilles Orselly

Voici ma chronique sur Ne demande jamais ton chemin ! de Gilles Orselly, 1999, Prix François-Mauriac de l’Académie française pour son roman Balthazar au pays des Collines. Résumé Ne demande jamais ton chemin Jean et Paul sont deux médecins qui vont retrouver dans un hôpital Elsa, une amie qu’ils connaissent d’on ne sait où, mais pour laquelle ils vont se battre en salle d’opération. Ils repartent tous les trois en emportant une urne funéraire contenant les cendres d’une femme à cause de laquelle ils se retrouvent comme de vagabonds. L’essentiel du récit consistera en un retour en arrière vingt ans plus tôt. Les trois amis se rencontrent à la vingtaine et vont bientôt former un couple à trois. Un mic-mac les obligera très vite à quitter la France pour échapper à des tueurs. C’est le début de leurs aventures, qui les conduiront jusqu’en Amérique du sud. Le lecteur découvrira au fil du récit pourquoi les deux garçons avaient perdu de vue leur compagne et quelle femme, « tuée par Jean » selon ses propres dires, est contenue dans l’urne. Après ces retrouvailles, les trois amis seront amenés à choisir chacun leur voie, toujours à la recherche de leurs identités respectives aux quatre coins du monde. La fin de roman révélera qui sera parvenu à bon port et qui sera condamné à errer, alors qu’aucun des trois n’avait jamais demandé son chemin.   Détails sur le livre Langue :       ‎Français Prix du livre broché : 14,99€ Nombre de pages :          ‎421 EAN-13 :        ‎9798798190829 Lire aussi mon avis sur le romam d’Eric Pommet. Mon avis La lecture de ce roman a été une vraie découverte culturelle et littéraire. Moi qui ne connaissais rien en culture juive… ce qui confirme la sentence disant qu’« un lecteur est un voyageur ». Ce livre fait voyager son lecteur dans le temps, dans des siècles avant notre ère, dans des cultures qui jusqu’à l’instant m’étaient inconnues. Dans des pays que je n’ai jamais visité mais que j’ai eu l’impression de (re)connaitre vu le sens du détail de l’auteur justifié par les descriptions parfois longues et parfois brèves des milieux. L’auteur emploie dans le roman tantôt la langue juive, tantôt l’arabe… preuve que c’est un livre travaillé. Preuve du bagage culturel de l’auteur. Ne demande jamais ton chemin ! dans son intrigue nous présente une amourette… non, une histoire d’amour – pour être plus respectable – parce qu’elle a pris toute une vie, entre Paul, Jean et Elsa. C’est l’histoire d’un couple à trois (j’ignore si cela peut se dire 😄) … ou parlons plutôt d’un trio. Un trio parfois complice et parfois divisé. Surtout du côté des deux garçons qui se jalousaient. Chacun faisait du mieux qu’il puisse afin d’avoir Elsa à lui seul pour la vie ! Mais y aurait-il quelqu’un qui méritera cette chance ? L’histoire commence quand Paul et Jean, deux meilleurs amis du monde, inséparables et complices (c’est ainsi que l’auteur les présente, je n’ai rien inventé 😄). Les deux amis font la rencontre d’Elsa, une amie qu’ils semblent déjà connaitre de je ne sais où et pour qui ils se battent en salle d’opération. La suite de l’histoire sera narrée sous forme d’une analepse, ou, si je puis me permettre d’user du lexique du cinéma, sous forme de flash-back vingt ans en arrière. L’histoire d’une vie pleine de pérégrinations, des voyages à la fuite du temps en Europe, en Amérique, en Israël… Mais de tous les deux, Elsa préférait Paul malgré son côté monsieur-j ‘aime-prendre-les-risques, même jusqu’à mettre ses amis en danger. C’est cela même qui lui donnait son charme. Tout allait bien jusqu’au moment où Paul fit une grosse bêtise (soutenu par Elsa évidemment) en volant un Picasso qu’il voulait revendre. A partir de ce moment, ils commencèrent à mener une vie cavale. Fuyant de pays en pays, de ville en ville en changeant aussi leurs identités. Dans ce couple de trois, chacun avait son tour pour faire la copulation avec Elsa. Chacun avait sa journée et il n’était pas question de la reprendre à l’autre même si celui-ci était absent. Et puis vint Aurélia, un fils issu de ce trio. Chacun des deux garçons réclamait la paternité démontrant les traits qu’il avait en commun avec le marmot. « Ce fils est à nous trois », trancha Elsa… chacun des deux garçons avait sa journée pour jouer le baby-sitter. Et puis un jour, à l’absence de Paul, Elsa quitta Jean pour un lieu inconnu. Lui promettant qu’elle ne le rêverait jamais. Qu’il devrait penser à rencontrer d’autres femmes. Jean en eut le souffle coupé. Quand il repensait à toutes ces filles qui tombaient sous son charme et à qui elle disait non par peur de trahir Elsa. Cette Elsa qui est prête à l’abandonner… Jean l’accompagna jusqu’au parking, transportant ses bagages. Au retour de Paul, Jean n’osa pas avouer qu’Elsa était partie, qu’elle les a tous abandonnés. Elle dire à Paul qu’elle était décédée suite à un accident. Paul en fut affecté. Il passa des jours sans adresser la parole à qui que ce soit. L’histoire se finit sur une question… une question que la fille de Jean, ou Yohanan ou je ne sais quel nom encore lui pose. Qui est-tu papa… Dieu seul sait. Voilà ma citation préférée du livre. « La vie est pleine de romans que personne n’aura jamais le temps d’écrire » phrase préférée.

Viens ! réédition du roman de Serge Marignan

Serge Marignan est un auteur français natif de Nîmes, il vit aujourd’hui à Béziers. Cet article lui consacré vous parlera un peu de lui et de son roman « Viens ! » paru aux Editions des auteurs des livre. Lire aussi ma chronique sur le roman d’Eric Pommet. Biographie de Serge Marignan Comptable de formation, l’auteur est depuis toujours un amoureux des mots et un passionné de musique et de cinéma. Nîmois d’origine et âgé de 67 ans, il il habite aujourd’hui à Béziers. Après deux ouvrages de poésies et de nouvelles brèves, Viens ! est son troisième livre et son premier roman. Un récit frais et attachant à la forme singulière, ponctué d’images filmiques, de lettres et d’extraits de journaux intimes qui ne laissera pas le lecteur insensible. Publié aux éditions Des Auteurs des Livres, la trame de ce roman nous plonge dans l’ambiance des années 1970 et 1990, ainsi que sur la période 2017 / 2018 dans le département du Gard et de l’Hérault.  Le récit s’ouvre et se termine par ailleurs sur une scène qui se déroule dans les carrières de Junas à l’occasion de son désormais célèbre festival de Jazz.  Suivez en podcast cette interview de l’auteur : http://www.radiofmplus.org/arret-aux-pages-nathalie-bouly-rencontre-serge-marignan/. Présentation du roman Viens ! Même le temps n’efface pas l’amour… En confrontation permanente entre réel et imaginaire, « Viens ! » est d’abord un hymne à la mémoire et à l’amour. Début des années 70, dans le sud de la France, Michèle emménage dans le petit village de Julien. Dès leur premier regard échangé, les deux ados vont alors éprouver l’un pour l’autre une impétueuse attirance qui va donner lieu, durant quatre années, à une passion amoureuse intense mais hélas contrariée sur bien des points. Après une succession de malentendus mais aussi de controverses familiales, Michèle et Julien vont se séparer et construire leur vie séparément. Une quinzaine d’années plus tard, le hasard va les faire se rencontrer à nouveau sur les lieux mêmes de cet amour de jeunesse. Le feu renaîtra de ses cendres et les deux jeunes adultes redeviendront brièvement amants pour se reperdre à nouveau par manque de confiance pour l’un et de courage pour l’autre.   Procurez-vous ce roman en passant par ce lien.  Détails sur le livre A paraître le 28/02/2022 (pré-commande disponible) Édition Des auteurs des livres Genre : Romans Sous-catégories : Romance Prix : 14,90 euros ISBN : 978-2-492375-08-8 Liens * Site officiel de l’auteur

Chronique sur Des souris blanches et des hommes de couleur d’Eric Pommet

Des souris blanches et des hommes de couleur…  Ce titre vous dit-il quelque chose ? Pourquoi des souris ? Et en plus des souris blanches ? Et bin, pleines de questions peuvent jaillir de votre cerveau. Mais j’espère que cet avis répondra à celles-ci. (Je me les suis posées aussi d’ailleurs) avant de lire ce roman d’Éric Pommet. Pour rappel, Des souris blanches et des hommes de couleur est sorti à l’orée de l’année 2022. Au mois de décembre. Il a été publié chez Edilivre et celui-ci a déjà reçu plusieurs retours positifs des lecteurs. Avant de poursuivre, vous pouvez lire ma chronique sur Frédéric, instants de grâce de Dominique Faure. Résumé  Deux migrants clandestins poursuivent une improbable quête onirique à travers un monde sordide. Un univers qui ne laisse émaner que les effluves d’une prospérité confisquée. Un monde en proie aux crises climatiques, où les pandémies se succèdent. Ils sont liés par un pacte de misère qui les rend inséparables. Leur utopie : trouver le pays des droits de l’Homme, se faire une place dans un monde qui ne les attend pas. Leur recherche n’est pas simplement matérielle, c’est un besoin d’absolu, c’est une quête spirituelle à laquelle on aimerait croire. Ils veulent se construire leur propre idéal. Ils imaginent une société de tendresse, d’amour et de solidarité. Une communauté sans chef, avec ou sans Dieu, où chacun peut s’assumer en tant qu’Homme libre. On les observe se débattre telles des souris de laboratoire, dans le labyrinthe de ce monde vicié qui regorge de culs-de-sac et de chausse-trappes. Parviendront-ils à atteindre l’inaccessible étoile ? Par bonheur, ils ont le rêve, alors brille encore l’espoir. Biographie de l’auteur Éric Pommet est correspondant local de presse pour le journal Le Progrès de Lyon, après avoir fait carrière dans le secteur du social et du culturel. Passionné de théâtre, il s’est essayé à la comédie, à la mise en scène et à l’écriture théâtrale. Il est titulaire d’une licence d’anthropologie et a suivi une formation de gestion des entreprises culturelles. Des souris blanches et des hommes de couleur est son premier roman. Il le définit comme un roman social et surréaliste. Mon avis sur Des souris blanches et des hommes de couleur Des souris blanches et des hommes de couleur est l’histoire de deux migrants clandestins, deux amis, deux hommes complices (et complémentaires) : Rachid et Chaad. À moins que ne l’ait pas remarqué, l’auteur ne parle pas trop précisément des pays d’origine de ces deux migrants. Ces deux jeunes exotiques qui ont quitté leurs « chez eux » se laçant à la quête d’un pays imaginaire baptisé le pays des droits de l’homme. Un pays où il fera beau vivre. Un pays où il n’y a plus de pauvreté et de faim. Lors de leur traversée, ils seront aidés par un passeur, Kevin, qu’on surnomme l’Irlandais. C’est un trafiquant et un proxénète qui, même après leur traversée continuera à les rançonner suite à une grosse bêtise de Chaad. Il a vu une belle femme vêtue d’un joli chemisier en soie. Chaad essaya de tâter le chemisier mais la fille qui de toute ses forces voulait se défaire, prit cela pour un acte de viol, ou d’agression sexuelle. Rachid faisait tout afin de retirer son ami mais vous savez, Chaad est très fort. La fille s’en alla la chemise déchiquetée. Dans un souci de détail que je dirai, presque obsessionnel, l’auteur dès le début du roman nous présente les portraits psychologique et physique de ses personnages. Il nous présente d’abord Rachid comme un arabe nerveux, un maghrébin. Il présente ensuite Chaad, un ‘‘colosse’’ Noir, un type costaud, toqué, un peu ou alors trop con… l’homme qui ne pense qu’avec son estomac. Et oui, lorsqu’il s’agissait de son estomac, il avait tous les sens aux aguets. Éric Pommet présente jusque dans les plus petits détails l’environnement dans lequel évolue le roman. Il présente les immeubles, dans leurs beautés ou leurs répugnances. Dans leurs défauts et leurs qualités.  Il décrit les bruits qui se trouvent alentours : les sirènes des ambulances, les bruits de voitures de police et tant d’autres. Il décrit les teints des personnages, les couleurs de leurs yeux, les couleurs de l’azur parfois. Kevin l’Irlandais n’aimait pas trop Chaad. Il avait toujours tendance à lui chercher des noises. Et lui voulait à tout prix éviter de faire une autre bêtise qui les empêcherait, Rachid et lui à atteindre leur rêve… celui de bâtir un restaurant dans un petit coin penaud. Un restaurant qui accueillerait de gens venant de tous bords. Ainsi, se feraient-ils assez d’argent. Dans leurs restaurants, ils pensaient avoir un coin pour enfants. Un coin plein de jouets où Chaad rêvait de pouvoir rester. Car mis à part la bouffe, Chaad aimait beaucoup les enfants et leurs sourires. Un jour, Kévin l’irlandais était venu jusqu’au chantier où les deux complices travaillaient déjà afin de leur faire une leçon. J’espère que vous comprenez ce que je veux dire par là. Il était venu pour une bagarre. Il était tellement sûr de lui. Chaad restait tranquille, jusqu’au moment où Kevin donna un coup à Rachid. Il s’avança devant l’adversaire qui bondissait déjà en serrant ses poings.  Il donna quelques coups au colosse qui semblaient comme de petites égratignures pour lui. Chaad prit son poing dans sa grosse main et en quelques secondes, sa main fut broyée. On ne voyait que du sang dégouter des mains de Chaad. Vers l’avant-dernier chapitre du roman, j’ai failli être déçu par la fin tragique de l’histoire. Je ne sais pas trop si c’était une hallucination, un rêve, ou je ne sais quoi. C’est la partie où Rachid étrangle son ami. Heureusement que le chapitre dernier a recadré tout cela. Des souris blanches et des hommes de couleur est aussi un chant à l’espoir. L’espoir en un lendemain mieux qu’hier et aujourd’hui. L’espoir de sortir indemne même dans les situations extrêmes. J’ai beaucoup apprécié cet optimisme parfois bête de Chaad et son ami. Ils étaient déterminés à atteindre leur…