Chronique sur Promesse d’une aube de Veronique Ribeva

Promesse d’une aube… un rêve ou une prémonition ? Des dystopies, je n’en ai jamais lues. Promesse d’une aube est donc une première et je ne le regrette pas. Une dystopie est, selon Wikipédia un récit de fiction dépeignant une société imaginaire organisée de telle façon qu’il soit impossible de lui échapper et dont les dirigeants peuvent exercer une autorité totale et sans contraintes de séparation des pouvoirs, sur des citoyens qui ne peuvent plus exercer leur libre arbitre. Lire aussi ma chronique sur le roman de Gilles Orselly.   Quatrième de couverture La terre est au plus mal : faune et flore dilapidées, humains-objets complices d’un système économique qui les enferme et les condamne, la planète n’est plus capable d’encaisser les coups. Parce qu’ils savent la fin proche, les vingt-six familles les plus riches du monde se sont alliés pour survivre à la planétaire annoncée par des catastrophes naturelles répétées. Face à eux, les Eveilleurs, des humains à la spiritualité développée et aux capacités extraordinaires, refusent cet avenir mortifère. Entre les deux forces, Hilel, simple documentariste, se trouve entrainé malgré lui dans un affrontement qui verra l’avenir d’un monde nouveau. Serait-il meilleur ? Rien ne le laisse présager.     Biographie de l’auteure Agée de 54 ans, Véronique Ribeva est un bordelaise d’originaire qui vit aujourd’hui à Bruxelles. Ayant fait des études de lettres modernes et de communication, elle a travaillé comme assistante de communication notamment pour la Fnac de Bordeaux. Elle a, pendant quinze ans, exercé le métier de professeur à l’école primaire. Puis, vers 2017, elle commença à écrire. Grande lectrice, elle a obtenu également un certificat de correctrice, une activité qu’elle souhaite aujourd’hui développer. Se sentant très concernée par l’écologie, son livre en est la preuve.   Mon avis sur ce roman… Promesse d’une aube… déjà le titre m’a accroché… L’aube… ces premières lueurs qui annoncent le début de la journée ! Promesse d’une aube est un roman futuriste qui nous plonge dans un monde où les forts et les puissants écrasent les faibles. Un monde qui connaît des catastrophes naturelles récurrentes et ou l’homme refuse d’admettre que c’est de sa faute. Promesse d’une aube relate l’histoire d’un « élu », Hillel, qui fait toutes les nuits un rêve bizarre. Cela mérite-t-il d’être pris pour un simple rêve ? Non, puisque tous ces évènements qu’il voyait avaient l’air tout aussi réels. Ils finissaient tôt ou tard par se produire. Hillel est un héros qui ne se connait pas, qui ne connait pas pourquoi il a toutes les nuits ce rêve bizarre qui augure toujours un futur sombre. Heureusement, grâce à plusieurs personnages, il est arrivé à comprendre qui il était vraiment, un nouveau sauveur de l’humanité. Soutenu par ses amis, ayant perdu certains même durant sa quête, il a pu empêcher le pis : la domination et la destruction du monde par Les Vingt-six, un groupe des familles puissantes qui dirigeaient le monde. Un mot de leur part suffisait pour qu’une guerre soit déclenchée ou arrêtée. J’ai trouvé les personnages attachants, spécialement Iris, un enfant « grand » dans l’âme qui a aidé à sa manière Hillel à trouver sa voie. L’auteure évoque dans ce livre, des sujets qui méritent d’être abordés : les catastrophes naturelles et le réchauffement climatique, en ces jours où la planète se meurt suite aux activités humaines excessives. L’auteure, au travers ses personnages questionne, interroge, aborde sans mâcher ses mots la question qui concerne l’avenir de l’humanité. Promesse d’une aube tire la sonnette d’alarme, exhorte tout un chacun à faire ce qu’il peut pour préserver notre habitat. Un livre qui parle de spiritualité et d’actualité… Extrait préféré de Promesse d’une aube « On dit que les rêves sont les portes de l’âme, qu’ils délivrent un message sur des événements ou des émotions qu’on n’a pas digérés. », Promesse d’une aube, p10. En conclusion Ce livre nous ouvre les yeux sur des sujets urgents de notre société tel que le réchauffement climatique, les irruptions volcaniques et d’autres catastrophes naturelles. Je trouve que le livre a été assez travaillé, et je le recommande vivement.

Chronique sur Ne demande jamais ton chemin ! de Gilles Orselly

Voici ma chronique sur Ne demande jamais ton chemin ! de Gilles Orselly, 1999, Prix François-Mauriac de l’Académie française pour son roman Balthazar au pays des Collines. Résumé Ne demande jamais ton chemin Jean et Paul sont deux médecins qui vont retrouver dans un hôpital Elsa, une amie qu’ils connaissent d’on ne sait où, mais pour laquelle ils vont se battre en salle d’opération. Ils repartent tous les trois en emportant une urne funéraire contenant les cendres d’une femme à cause de laquelle ils se retrouvent comme de vagabonds. L’essentiel du récit consistera en un retour en arrière vingt ans plus tôt. Les trois amis se rencontrent à la vingtaine et vont bientôt former un couple à trois. Un mic-mac les obligera très vite à quitter la France pour échapper à des tueurs. C’est le début de leurs aventures, qui les conduiront jusqu’en Amérique du sud. Le lecteur découvrira au fil du récit pourquoi les deux garçons avaient perdu de vue leur compagne et quelle femme, « tuée par Jean » selon ses propres dires, est contenue dans l’urne. Après ces retrouvailles, les trois amis seront amenés à choisir chacun leur voie, toujours à la recherche de leurs identités respectives aux quatre coins du monde. La fin de roman révélera qui sera parvenu à bon port et qui sera condamné à errer, alors qu’aucun des trois n’avait jamais demandé son chemin.   Détails sur le livre Langue :       ‎Français Prix du livre broché : 14,99€ Nombre de pages :          ‎421 EAN-13 :        ‎9798798190829 Lire aussi mon avis sur le romam d’Eric Pommet. Mon avis La lecture de ce roman a été une vraie découverte culturelle et littéraire. Moi qui ne connaissais rien en culture juive… ce qui confirme la sentence disant qu’« un lecteur est un voyageur ». Ce livre fait voyager son lecteur dans le temps, dans des siècles avant notre ère, dans des cultures qui jusqu’à l’instant m’étaient inconnues. Dans des pays que je n’ai jamais visité mais que j’ai eu l’impression de (re)connaitre vu le sens du détail de l’auteur justifié par les descriptions parfois longues et parfois brèves des milieux. L’auteur emploie dans le roman tantôt la langue juive, tantôt l’arabe… preuve que c’est un livre travaillé. Preuve du bagage culturel de l’auteur. Ne demande jamais ton chemin ! dans son intrigue nous présente une amourette… non, une histoire d’amour – pour être plus respectable – parce qu’elle a pris toute une vie, entre Paul, Jean et Elsa. C’est l’histoire d’un couple à trois (j’ignore si cela peut se dire 😄) … ou parlons plutôt d’un trio. Un trio parfois complice et parfois divisé. Surtout du côté des deux garçons qui se jalousaient. Chacun faisait du mieux qu’il puisse afin d’avoir Elsa à lui seul pour la vie ! Mais y aurait-il quelqu’un qui méritera cette chance ? L’histoire commence quand Paul et Jean, deux meilleurs amis du monde, inséparables et complices (c’est ainsi que l’auteur les présente, je n’ai rien inventé 😄). Les deux amis font la rencontre d’Elsa, une amie qu’ils semblent déjà connaitre de je ne sais où et pour qui ils se battent en salle d’opération. La suite de l’histoire sera narrée sous forme d’une analepse, ou, si je puis me permettre d’user du lexique du cinéma, sous forme de flash-back vingt ans en arrière. L’histoire d’une vie pleine de pérégrinations, des voyages à la fuite du temps en Europe, en Amérique, en Israël… Mais de tous les deux, Elsa préférait Paul malgré son côté monsieur-j ‘aime-prendre-les-risques, même jusqu’à mettre ses amis en danger. C’est cela même qui lui donnait son charme. Tout allait bien jusqu’au moment où Paul fit une grosse bêtise (soutenu par Elsa évidemment) en volant un Picasso qu’il voulait revendre. A partir de ce moment, ils commencèrent à mener une vie cavale. Fuyant de pays en pays, de ville en ville en changeant aussi leurs identités. Dans ce couple de trois, chacun avait son tour pour faire la copulation avec Elsa. Chacun avait sa journée et il n’était pas question de la reprendre à l’autre même si celui-ci était absent. Et puis vint Aurélia, un fils issu de ce trio. Chacun des deux garçons réclamait la paternité démontrant les traits qu’il avait en commun avec le marmot. « Ce fils est à nous trois », trancha Elsa… chacun des deux garçons avait sa journée pour jouer le baby-sitter. Et puis un jour, à l’absence de Paul, Elsa quitta Jean pour un lieu inconnu. Lui promettant qu’elle ne le rêverait jamais. Qu’il devrait penser à rencontrer d’autres femmes. Jean en eut le souffle coupé. Quand il repensait à toutes ces filles qui tombaient sous son charme et à qui elle disait non par peur de trahir Elsa. Cette Elsa qui est prête à l’abandonner… Jean l’accompagna jusqu’au parking, transportant ses bagages. Au retour de Paul, Jean n’osa pas avouer qu’Elsa était partie, qu’elle les a tous abandonnés. Elle dire à Paul qu’elle était décédée suite à un accident. Paul en fut affecté. Il passa des jours sans adresser la parole à qui que ce soit. L’histoire se finit sur une question… une question que la fille de Jean, ou Yohanan ou je ne sais quel nom encore lui pose. Qui est-tu papa… Dieu seul sait. Voilà ma citation préférée du livre. « La vie est pleine de romans que personne n’aura jamais le temps d’écrire » phrase préférée.