L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

“L’intelligence artificielle produira probablement des bestsellers d’ici 2030”, a déclaré Philipe Stone, analyste chez Nielsen BookIQ.  C’était lors de son intervention à une conférence sur le marketing et la publicité organisée par The Bookseller. Cette prédiction qui enthousiasme certains laisse plus d’un sceptique quant à l’avenir du livre. 7 alternatives à Amazon KDP L’IA produit déjà du contenu commercial L’IA pourrait écrire très bientôt des livres de coloriage ou des guides pratiques, souligne Stone lors de son intervention.  Les algorithmes génératifs semblent bien s’en sortir avec ces genres où la créativité pure est moins dominante. Certaines IA produisent déjà, par exemple, des livres de cuisine, des recueils de citations ou des quiz.  Courts et faciles à générer, ces formats trouvent leur place sur les plateformes de vente comme Amazon Kindle ou Audible. Mais la fiction reste un défi pour les machines Pour Stone, la fiction littéraire reste pour l’instant difficile à automatiser.  Les intrigues complexes, les émotions humaines et la subtilité du style sont encore hors de portée des machines. Cela dit, la tendance à la brièveté pourrait changer la donne. Le format « novella » (roman court) connaît une renaissance, en partie grâce aux habitudes de lecture accélérées sur mobile.  Ce format hybride entre nouvelle et roman long convient mieux aux capacités actuelles des IA. Lire aussi : droit d’auteur et IA Quels genres domineront le marché d’ici 2030 ? Philippe Stone évoque plusieurs tendances littéraires qui devraient se confirmer : En fiction : le young adult, la fantasy et la romance resteront très populaires. Ce sont aussi les genres les plus recommandés sur TikTok (#BookTok) et Instagram (#Bookstagram). Le manga, la BD et les romans graphique ont eu aussi le vent en poupe. En non-fiction : les livres interactifs comme les quiz, puzzles ou activités pratiques rencontrent un public croissant, notamment chez les familles ou dans un cadre éducatif. Les formats hybrides : audiolivres, livres animés, expériences immersives, etc., séduisent un lectorat en quête de nouveauté. Le marché du livre en constante évolution Entre 2024 et 2025, les ventes de livres papier ont légèrement chuté, passant de 245 à 239 millions d’exemplaires.  L’ebook aussi est en baisse depuis 2022. En revanche, le livre audio explose : de 9 millions de ventes il y a dix ans, on est passé à 34 millions en 2024. Cette transformation reflète une mutation des usages : mobilité, écoute passive, rapidité.  Des critères qui influencent aussi la manière dont les éditeurs pensent les livres à venir. L’IA, un allié pour le marketing du livre ? Outre la production des images, textes ou vidéos, l’intelligence artificielle joue déjà un rôle dans :  La recommandation de livres,  La gestion des campagnes publicitaires, ou encore  La traduction automatique. Les éditeurs exploitent également l’IA pour analyser les tendances : formats, mots-clés populaires, réactions sur les réseaux sociaux.  Cette approche data-driven alimente les stratégies commerciales et éditoriales. IA : écriture ou co-écriture ? Les auteurs doivent-ils s’inquiéter ? Si l’IA peut produire certains types de livres, elle ne remplace pas encore l’auteur humain.  La narration profonde, l’originalité du style, l’expérience de vie d’un écrivain : aucun algorithme ne peut les imiter parfaitement. Plutôt que de s’opposer à la machine, de nombreux auteurs expérimentent déjà des formes de coécriture avec l’IA, ou s’en servent comme assistant créatif. Au regard de toutes les avancées technologiques, il est certain que l’intelligence artificielle va transformer la chaîne du livre.  Elle écrira sans doute des bestsellers – surtout dans certains formats et genres – mais ne remplacera pas la plume humaine. Comme l’a rappelé Stone : « La technologie ne tuera pas l’art. Elle lui offrira de nouveaux outils, de nouvelles formes. »… Adhésion requise Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.Already a member? Connectez-vous ici...

Adhésion requise

Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.

Already a member? Connectez-vous ici

Scandale des fausses recommandations de livres générées par l’IA

Scandale des fausses recommandations de livres générées par l’IA

En prélude de la période estivale, il est de coutume que des entreprises de presse généralistes ou culturelles partagent leurs recommandations de lectures. Dans cet esprit, certains grands journaux américains ont publié leurs recommandations mais à la surprise du public, la plupart des titres sont fictifs. Inventés par l’intelligence artificielle qui a servi apparemment à la rédaction de l’article. Une erreur pareille est-elle acceptable venant d’une entreprise avec plusieurs employés ?  N’y a-t-il pas eu vérification rigoureuse par la rédaction comme il se doit avant la publication de l’article ? En ces temps, où nous avançons indubitablement vers une artificialisation de tout, comment distinguer le vrai du faux ? Au cœur de ce fiasco médiatique, je m’interroge sur la place de l’IA dans la création de contenus culturels. Lire aussi : IA et droit d’auteur Une liste de lecture estivale truffée de livres fictifs Tout commence lorsque le Chicago Sun-Times et une édition du Philadelphia Inquirer publient, le 18 mai 2025, une liste de livres à lire pour l’été.  Parmi les auteurs cités : Isabel Allende, Percival Everett, Delia Owens, Taylor Jenkins Reid, Brit Bennett…  Mais très vite, lecteurs et auteurs s’aperçoivent que la plupart des titres n’existent tout simplement pas ! Par exemple, Isabel Allende n’a jamais écrit Tidewater Dreams, présenté comme son « premier roman fiction sur le climat », et Percival Everett n’a jamais publié The Rainmakers. Seulement 5 des 15 titres de la liste étaient authentiques, les autres étant des inventions pures de l’IA. Comment une telle erreur a pu se produire ? Photo par ©404media.co La liste, dépourvue de signature, provenait d’un contenu syndiqué fourni par King Features, une filiale du groupe Hearst Newspapers.  Selon Victor Lim, directeur marketing de Chicago Public Media (maison-mère du Sun-Times), la rédaction n’a pas validé ce contenu, qui a été intégré à un supplément spécial intitulé « Heat Index: Your Guide to the Best of Summer » (source : NPR). Le journaliste indépendant Marco Buscaglia a reconnu être à l’origine de la liste, précisant qu’elle avait été « en partie générée par intelligence artificielle », probablement via Claude.  Il a publiquement assumé la responsabilité de cette erreur, expliquant : « C’est une énorme erreur de ma part et cela n’a rien à voir avec le Sun-Times. Ils font confiance au contenu qu’ils achètent, et j’ai trahi cette confiance. Je suis responsable à 100%. » Réactions : colère des lecteurs et inquiétude des professionnels La révélation de la supercherie a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et dans les milieux littéraires. Sur Reddit, un abonné s’exclame : « En tant qu’abonné, je suis furieux ! À quoi bon payer pour un journal papier si c’est pour y trouver des saletés générées par l’IA ? » Sur Bluesky, Kelly Jensen, autrice et ancienne bibliothécaire, déplore : « Voilà l’avenir des recommandations de livres quand on démantèle les bibliothèques et qu’on supprime les professionnels qualifiés. » Les journaux concernés ont publié des communiqués pour condamner l’usage de l’IA et promettre des enquêtes internes. Lire aussi : créativité et IA Une crise révélatrice des dérives de l’IA générative Cette affaire illustre plusieurs problèmes majeurs : L’IA générative est incapable de distinguer le vrai du faux et peut inventer des faits ou des titres avec un ton d’expert. La précarité des rédactions : le Sun-Times venait d’annoncer que 20% de son personnel avait accepté des départs volontaires pour raisons budgétaires. La dévalorisation du travail humain : alors que les bibliothécaires et critiques littéraires qualifiés sont de moins en moins nombreux, l’IA prend leur place… sans garantir la fiabilité de l’information.   Gabino Iglesias, auteur et chroniqueur pour NPR Books, souligne : « Combien de critiques littéraires à plein temps reste-t-il aux États-Unis ? Très peu. » Il ajoute en souriant : « Payez les auteurs et nous écriront ces faux livres qui n’existent pas ! » Pour aller plus loin Article original de NPR sur l’affaire  Analyse de 404 Media   L’importance de l’expertise humaine Ce scandale rappelle à quel point le regard humain est essentiel malgré l’IA. L’expertise des bibliothécaires et des journalistes spécialisés sont essentiels pour garantir la qualité et la véracité des recommandations culturelles. Pour des listes de lecture fiables, faites confiance aux professionnels… et méfiez-vous des hallucinations de l’IA !… Adhésion requise Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.Already a member? Connectez-vous ici...

Adhésion requise

Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.

Already a member? Connectez-vous ici

IA Ecriture ou co-écriture

IA : Ecriture ou co-écriture ?

Pouvons-nous parler d’écriture ou de co-écriture face à un poème, un scénario ou même un script produit par intelligence artificielle ? La montée fulgurante des IA génératives a bouleversé toutes les sphères du secteur créatif et artistique.  Les métiers de comédien, de vidéaste, d’écrivain, de musicien, de graphiste et j’en passe, se trouvent menacés. Certaines maisons d’éditions comme Harper Collins se lancent sur l’entrainement d’IA génératives.  Alors que cela choque plus d’un, des chaines de télévisions, des podcasts et même des films entiers propulsés par IA voient le jour. Mais dans cet amalgame de révolutions, en tant qu’écrivain, une question m’a effleuré l’esprit : face aux textes produits par IA, faut-il parler d’écriture ou de coécriture ?  Mais avant, et si on s’intéressait à l’écriture en elle-même ? A l’influence de l’IA sur celle-ci ? Et répondre enfin à notre question de départ ? 1. L’acte d’écrire Qu’est-ce qu’écrire ? Est-ce la simple action de poser des mots sur une feuille ou un écran ? Dans un sens, oui.  Mais l’écriture dont nous parlons ici va au-delà de cet acte.  Il inclue l’aspect intelligible de la créativité dans toute sa complexité ; la démarche artistique, la recherche du beau… De escrire (v. 1050), du latin scibere, signifie premièrement « tracer des caractères » ou encore « composer une œuvre » (Dictionnaire historique de la langue française – Rey, Alain). La seconde définition se rapproche de la réalité autour de laquelle nous débâtons dans cet article.  Réaliser une œuvre de fiction ou non, requiert plusieurs ingrédients ; le temps, la planification, la passion, la patiente, la cohérence, la constance…  Et pour avoir une œuvre présentable, pour ne pas dire parfaite, l’auteur peut produire plusieurs jets de son manuscrit. D’ailleurs, Ernest Hemingway dira, qu’aucun premier jet, de quoi que ce soit, n’est parfait. Pour moi, écrire c’est d’abord un acte de générosité et de courage. Courage d’embrasser la page blanche. Courage d’écrire, de récrire, de biffer, d’effacer, de reprendre son texte jusqu’au jet final.  2. La co-éciture La co-écriture ou encore écriture collaborative est la participation de deux ou plusieurs auteurs sur la création d’une œuvre. C’est une expérience difficile et à la fois passionnante qui requiert une écoute attentive entre les parties prenantes.  Petit à petit, au fil des discussions, des concessions et parfois des contradictions, l’œuvre se construit.  Les deux plumes qui se rencontrent, se confondent et se fécondent dans une complicité hors pair, pour produire un texte homogène et univoque. Mais cela requiert une discipline préétablie, car toute écriture collaborative se réalise, soit de façon : Parallèle (chaque auteur a une tâche spécifique) Coordonnée séquentielle (travail à tour de rôle, étape par étape) ou encore Simultanée (réciproque). La troisième manière me plait le plus, c’est celle dont je me suis servi sur L’Invité au Goncourt mon roman avec Laurence Kiehl paru en septembre 2024.  Mais pour Plume terrorisée, avec Philigence FAYE, nous avons plutôt procédé à une écriture en parallèle.  C’est un peu normal puisqu’il s’agissait d’un recueil de poèmes contrairement à L’Invité au Goncourt.  Si je peux me permettre un conseil, lancez-vous. Tentez l’expérience. Avec internet, la distance n’est plus une contrainte.  Pour la petite histoire d’ailleurs, des milliers de kilomètres me séparaient de mes co-auteurs au moment de l’écriture. L’un à Dakar, l’autre en France, alors que moi j’étais au Congo. Cela n’a nui aucunement à notre collaboration. 3. L’IA et le monde du livre Le monde du livre, tout comme les autres secteurs, n’a pas été épargné dans cette révolution de l’IA.  Pleins de livres ont été produits, publiés et vendus sur des librairies en ligne.  Les entrepreneurs du web ont vite crié à l’opportunités du siècle et ont inondé la toile.  Il y a eu tellement de livres du genre que les plateformes ont été obligé d’ajouter la mention « créé par intelligence artificielle ». Cela afin de ne pas pouvoir mettre dans un même moule tous les nouveaux livres publiés après le boom de l’IA.  Avec le temps, plusieurs IA spécialisés cette fois dans l’écriture de livres uniquement ont été lancés.  Je tais leurs noms dans cet article, mais toutes ces IA promettaient une chose : l’écriture d’un livre en tier en un rien de temps. Cela va bouleverser le monde du livre, mais comme si cela ne suffisait pas, certaines maisons d’éditions vont commencer à s’intéresser à l’IA. Harper Collins va proposer à ses auteurs 5000 dollars aux auteurs pour qu’ils offrent leurs livres afin d’entrainer des IA.  Ces IA, sont les leurs ? Celles des autres entreprises ? Ils sont très mystérieux sur le sujet. Mais la plupart des auteurs vont refuser cela, jugeant l’offre très insultante comme le dit cet article d’ActuaLitté. Quoi qu’il en soit, je m’imagine que peut-être certains essais ont déjà été menés sur des livres des auteurs à leur insu. En chine par exemple, une œuvre générée par IA (mais réécrite par l’auteur selon ses dires) a remporté un prix littéraire.  Et aujourd’hui, il existe des maisons d’éditions qui publient exclusivement des livres 100% IA. A cette allure, où dans un monde du livre où l’auteur se sentait déjà lésé, qu’en sera-t-il à l’ère de l’IA ? 4. Ecriture ou co-écriture ? C’est une question un peu difficile à répondre de façon catégorique. Mais pour arriver à ma réponse, j’aimerais y aller avec d’autres questions.  Pour un livre produit par ou avec l’IA (tout dépend de celui qui parle), peut-on dire que la personne aux manettes est un écrivain ? Ou c’est l’IA ? Entre l’IA et son collaborateur, lequel mérite la casquette d’auteur ? L’écriture assistée par IA, a-t-elle une « âme créative » ? L’écriture assistée par IA, est-elle vraiment une ? Ou juste un plagiat, une réécriture ou une paraphrase ? (Tiens ce sera ça mon prochain article) Peut-on encore envisager la figure de l’écrivain si à l’avenir l’IA devenait un partenaire incontournable dans le processus créatif ? Mais revenons à notre question de départ : s’agit-il d’une écriture ou une co-écriture ? Je pense que oui ! Car l’œuvre qui jaillit de cette collaboration est le fruit d’une sorte de partenariat entre l’humain et la machine.  L’homme donne les directives (le prompt), tandis que l’IA exécute. ……...

Adhésion requise

Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.

Already a member? Connectez-vous ici

Le droit d'auteur et l'IA dans l'industrie du livre

Le droit d’auteur et l’IA dans l’industrie du livre

L’industrie de l’intelligence artificielle est en évolution fulgurante.  Selon Statista, le marché de l’IA a dépassé les 184 milliards de dollars en 2024 et pourrait atteindre plus de 826 milliards d’ici 2030.  Si cette avancée technologique offre des opportunités énormes, elle soulève également des questions complexes, notamment dans le domaine des droits d’auteur.  Cet article explore les enjeux liés à l’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre, en examinant les avantages, les inconvénients, les mesures juridiques existantes et les perspectives d’avenir. Lire aussi : Amazon KDP et IA L’émergence de l’IA dans l’industrie du livre L’intelligence artificielle, en particulier les modèles génératifs comme ceux d’OpenAI ou MidJourney, a radicalement transformé la façon dont les créations artistiques et littéraires sont produites.  En 2023, une enquête mondiale de PwC en 2024 indique que 64 % des dirigeants d’entreprise s’attendent à ce que l’IA générative augmente l’efficacité du temps de travail de leurs employés. Comment l’IA est-elle utilisée dans la création de livres ? Génération de contenu textuel : Les outils comme ChatGPT ou Jasper AI permettent de produire des ébauches de romans, de poèmes ou d’articles en quelques minutes. Aide à la traduction et à la localisation : DeepL et d’autres outils IA rendent les œuvres accessibles à un public mondial. Conception de couvertures : Les outils comme DALL-E peuvent créer des visuels adaptés aux thèmes des ouvrages. Analyse de tendances : Les algorithmes d’IA aident à prévoir les tendances éditoriales et à optimiser le marketing des livres. Ces innovations apportent de nombreux avantages à l’industrie, mais elles ne sont pas sans poser des défis juridiques et éthiques. Avantages et inconvénients de l’IA dans l’industrie du livre Avantages Accessibilité accrue : L’IA permet aux auteurs et éditeurs de produire et de traduire des contenus rapidement, réduisant ainsi les coûts. Gain de temps : Les outils génératifs réduisent le temps de création, ce qui est idéal pour les auteurs pressés ou les projets à deadlines strictes. Expérimentation créative : Les IA peuvent proposer des idées nouvelles ou explorer des styles littéraires inhabituels. Inconvénients Perte d’authenticité : Les œuvres produites par l’IA peuvent manquer de profondeur ou d’âme, un élément souvent associé à la créativité humaine. Problèmes de droits d’auteur : Qui détient les droits sur une création générée par une IA ? Le programmeur, l’utilisateur ou personne ? Plagiat involontaire : Les IA peuvent reproduire des extraits d’œuvres existantes sans les citer explicitement, soulevant des questions éthiques et juridiques. Lire aussi : L’industrie littéraire à l’ère de l’IA Les mesures juridiques autour des droits d’auteur et de l’IA Le droit d’auteur repose historiquement sur le concept d’œuvre originale créée par une personne physique.  Avec l’IA, cette définition est mise à l’épreuve. L’état actuel des lois En Europe, la Directive sur le droit d’auteur dans le marché unique numérique (2019) ne traite pas explicitement des créations générées par l’IA, laissant un vide juridique. Aux États-Unis, les créations issues de l’IA ne sont pas éligibles au copyright, selon une décision de l’US Copyright Office en 2023. Au Japon, les œuvres produites par l’IA sont partiellement protégées si elles incluent une contribution significative de l’humain. Exemples concrets En 2022, un roman coécrit par une IA et un auteur japonais a été finaliste d’un prix littéraire. Les juges ont dû débattre pour savoir si le prix pouvait être attribué à une entité non humaine. En France, un éditeur a été poursuivi pour avoir publié un recueil de poésies générées par IA. Il aurait omis de créditer les sources d’inspiration textuelle. En 2023, un artiste a intenté une action en justice après que les États-Unis ont refusé le droit d’auteur pour une image générée par l’IA. Prévisions et perspectives d’avenir L’utilisation de l’IA dans l’industrie du livre continuera de croître, mais elle n’échappera pas à des régulations plus strictes. Voici quelques prévisions : Réglementations claires : Les gouvernements et organisations internationales devront établir des lois spécifiques pour les œuvres générées par l’IA. Certifications éthiques : Les auteurs et éditeurs pourraient devoir utiliser des IA conformes à des standards éthiques. Co-création homme-machine : L’avenir pourrait résider dans une collaboration harmonieuse, où l’humain donne le cap et l’IA exécute. Conclusion Le droit d’auteur et l’IA dans l’industrie du livre soulèvent des défis fascinants et complexes.  Si l’IA offre des outils puissants pour révolutionner la création littéraire, elle pose également des questions fondamentales sur la propriété intellectuelle et la créativité.  Il est crucial que les parties prenantes – auteurs, éditeurs, juristes et techniciens – travaillent ensemble pour façonner un avenir où innovation et respect des droits coexistent harmonieusement…. Adhésion requise Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.Already a member? Connectez-vous ici...

Adhésion requise

Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.

Already a member? Connectez-vous ici