Retour de lecture sur Le Berger Alpha de Corbin Clint

Le Berger Alpha est le premier roman de l’auteur camerounais Corbin Clint. Il est paru en avril 2023 chez Perfect éditions. La première de couverture nous présente une femme avocate, Lucretia, assise dans un siège. Elle a l’air posée, apaisée, détendue et totalement sure d’elle-même ; ce qui ressort déjà quelques traits de la personnalité de ce personnage. Découvre ici ma dernière lecture Résumé Le Berger alpha Couverture Le Berger alpha, Corbin Clint Cliquez ici pour commander Cliquez ici pour commander Quatrième de couverture Lucretia Ebony, 24 ans, avocate de nationalité française, exerce au Cameroun pour le compte d’un cabinet bicentenaire présent sur les cinq continents. Elle reprend à l’improviste une affaire débutée par un de ses collègues forfait à cause d’un mystérieux accident survenu quelques jours avant le procès. Le client est un homme d’église charismatique, et faiseur de miracles accusé de féminicide. L’accusation prétend que ladite jeune fille a été sacrifiée pendant un rituel africain, supposé être la véritable source des miracles du prédicateur et non pas le nom du Christ. Tout colle parfaitement, le corps retrouvé dans le bureau de celui-ci, le mobile, les témoignages. Tout aiguille la justice vers une condamnation à la peine capitale.Situation ardue pour Lucretia, qui n’ayant pas suffisamment travaillé son dossier, manque d’arguments pour réfuter les accusations. Entre justice et réputation d’invincibilité deux fois centenaire du cabinet, les enjeux sont incommensurables.Plongez avec elle dans les tréfonds de cette affaire aux allures mystiques ! A propos de l’auteur Corbin Clint est un jeune auteur Camerounais âgé d’environ un quart de siècle expatrié en France. Il écrit des textes de fiction au sujet de son pays sous le prisme du regard étranger. Son premier ouvrage intitulé le Berger Alpha en est la matérialisation. Mon avis sur Le Berger alpha Lorsque j’ai comparé le titre de ce roman à l’illustration, j’ai tout de suite décelé une contradiction. Je m’explique, je m’attendais à voir un bouvier avec son troupeau en couverture… Comme quoi, il ne faut jamais juger un livre sur sa couverture ! Le Berger alpha nous plonge dans une affaire de meurtre qui remonte à sept ans avant. Le principal suspect, le révérent Émile EMOUGOU est représenté par Lucretia. Il y a une sorte d’énergie répulsive ; une certaine hostilité entre elle et le procureur responsable de l’affaire Simon NTAMACK. Au fil de l’évolution des audiences, l’affaire commence à prendre d’autres tournants, même le magistrat en est surpris. Ce livre attire notre attention sur la vision du monde, un peu comme dans la parabole de la graine et de l’ivraie. Il nous montre combien ce monde est un amalgame d’individus de divers tempéraments. Les plus respectables et respectés sont souvent des faussaires. Pourtant, dans cette cohue d’imposteurs, il existe des hommes honnêtes, des hommes qui servent Dieu de la bonne et juste façon. À travers le personnage de Lucretia, on apprend qu’on n’est pas avocat pour servir d’« avocat du diable ». Que la vérité doit guider tout argument de la défense et non pas l’égo ou l’envie de gagner à tout prix une affaire. Car à quoi bon remporter une affaire quand on y perd son âme ? Une question demeure, comment distinguer les vrais des faux ? Le Berger alpa nous présente un monde où l’argent fait la loi, jusqu’à chercher à inhiber la vérité, même si elle finit par triompher. Comment finir sans remercier l’auteur de m’avoir gracieusement proposé son roman pour une chronique ! Un livre beau, simple et facile à lire. Je l’ai lu en une matinée et je vous le recommande vivement !

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ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) Cadre théorique et approches historique et linguistique SAMUEL MATABISHI NAMASHUNJU

ÉDUCATION AU DÉVELOPPEMENT DURABLE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO (RDC) Cadre théorique et approches historique et linguistique SAMUEL MATABISHI NAMASHUNJU Collection : Études Eurafricaines Date de publication : 6 octobre 2022 Broché – format : 15,5 x 24 cm  Nb. de pages : 312  ISBN : 978-2-14-027772-6 EAN13 : 9782140277726 EAN PDF : 9782140277733        (Imprimé en France) COMMANDEZ SUR LE SITE DE L’EDITEUR Previous image Next image DETAILS SUR LE LIVRE A PROPOS DE L’AUTEUR DETAILS SUR LE LIVRE La langue n’est pas le seul facteur susceptible de favoriser le développement durable, mais elle y contribue largement. Elle a donc besoin d’être mise en dialogue avec les facteurs politiques, économiques, sociaux, environnementaux, écologiques. D’où l’importance de recourir aux approches interdisciplinaires pour aborder la problématique du rapport entre les langues, l’éducation et le développement durable dans un contexte multilingue et multiculturel comme celui de la République Démocratique du Congo.Pour ce faire, cet ouvrage s’appuie sur une démarche qualitative et privilégie l’usage de l’entretien semi-directif. Le corpus se compose de nombreux entretiens, complétés par la transcription des émissions radiodiffusées, par la lecture d’une littérature spécialisée sur le sujet. A PROPOS DE L’AUTEUR Samuel MATABISHI NAMASHUNJU est titulaire d’un doctorat en Sciences du Langage-Linguistique. Son champ de recherches académiques porte sur l’impact des politiques linguistiques éducatives congolaises sur le développement durable. Il est professeur permanent au département de français-langues africaines de l’Institut Supérieur Pédagogique de Bukavu (ISP de Bukavu).

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Mémoires du Danube de Thomas Gabriel LEICHTNER

En décembre 2021, Thomas Degré Leichtner cherchait une bêta-lectrice pour Mémoires du Danube.  Nous avons échangé quelques messages, je craignais de ne pas aimer cette histoire, car je sortais de ma zone de confort.  Et finalement, je me suis lancée, le résumé m’a convaincu. Mémoire du Danube s’appelait à ce moment-là « Mémoire de l’eau ». Présentation de Mémoire de Danube Couv Mémoire du Danube de Thomas Gabriel Leitchtner Quatrième de couverture Budapest. Une photo. Et le nom de son amant. Ce sont les seuls indices fournis par madame Irène à Simon, jeune détective privé parisien d’origine hongroise, pour retrouver l’amour fugace de sa jeunesse. L’enquête plonge Simon dans les heures les plus sombres du XXe siècle et le précipite sur les traces de ses propres racines. Ce roman, en partie autobiographique, entraîne le lecteur dans la capitale hongroise des années d’avant-guerre jusqu’à celles d’aujourd’hui, celles de la mémoire retrouvée. Commandez le roman ici Chronique sur Mémoires du Danube Ce roman a été une très, très belle découverte. – Par la couverture, qui exprime et résume, en 3 photos ce dont parle ce roman. – Par l’histoire, elle-même, celle de Simon, déjà compliqué avec le suicide de son père qu’il ne comprend pas, et qui découvre au détour d’une mission confiée par Mme Irène, un tout autre pan de son histoire. – Par les personnages, Simon, la belle Helena, le courageux Sanyi, la grand-mère et les autres, de beaux personnages au caractère bien défini, leur histoire personnelle, leur passé, leurs secrets, parfois difficiles à porter et qui pèsent sur leurs épaules toute leur vie. J’ai ressenti de l’empathie pour eux, surtout la grand-mère, qui m’a particulièrement émue, et Sanyi aussi, vous comprendrez pourquoi en le lisant. – Par la période historique, qui est, comme chacun le sait, une période terrible, la Seconde Guerre mondiale, l’holocauste, les Juifs emmenés et tués par milliers. Et cette période me touche énormément. L’histoire est donc basée sur des faits historiques réels. J’ai appris beaucoup sur cette période dans la ville de Budapest. Les maisons étoilées, dans lesquelles on parquait les familles juives, les fusillés sur le bord du Danube et les chaussures, ça, ça m’a vraiment bouleversé. L’histoire est fluide, cohérente, avec un peu de poésie, de l’humour, de l’amour et de l’espoir. Une très belle écriture. Je l’ai lu en très peu de temps, car je voulais connaître la suite à chaque page tournée. On voyage avec Simon. Les chapitres alternent entre le présent et les souvenirs douloureux du passé, on se laisse porter par les événements qui s’y produisent. Les émotions sont au rendez-vous tout au long de la lecture. Et à la fin, on comprend tout, on comprend pourquoi son père, c’est suicidé et aussi pourquoi le titre Mémoire du Danube. Cette fin est remplie d’espoir. Je compare Mémoires du Danube au roman Le Tatoueur d’Auschwitz  de Heather Morris, car j’ai ressenti les mêmes émotions, la colère, l’horreur, l’angoisse, la tristesse, l’espoir. Thomas Degré signe là un magnifique roman, aussi bien historique que personnel, car il livre une partie de son histoire. C’est pour moi une belle découverte et un véritable coup de cœur. Merci de m’avoir permis de la découvrir. Lire d’autres chroniques sur le blog Où vous procurer Mémoires du Danube ? Vous pouvez vous procurer Mémoires du Danube en le commandant dans votre librairie habituelle, ou dans la librairie Wallonie Bruxelles où il est en stock, 46 Rue Quincampoix, 75004 Paris. Ou directement à la maison d’édition : https://murmuredessoirs.com/memoires-du-danube.php Bonne lecture et à bientôt pour une nouvelle chronique. Me suivre sur facebook

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Chronique sur La Femme révoltée de Lady Kondo

La Femme révoltée, Nous possédons tous une clé pour notre bonheur est un roman de l’auteure franco-guinéenne Lady Kondo. Il nous présente l’histoire d’une femme, Issata, en quête de l’amour et qui se bat contre une maladie : la sarcoïdose. Présentation du roman Commander Résumé du livre Fatiguée, d’être seule ?« La solitude c’est après »… chanterait Claude François, mais pour certaines, c’est maintenant. L’histoire d’Issata Shérif est similaire à la vôtre. Elle bosse pour une prestigieuse compagnie. Sa vie sociale est remplie d’excitation.  Elle récite Nam-myoho-renge- kyo, basée sur le bouddhisme de Nichiren Daishonin. Elle prie pour la paix dans le monde. En résumé, elle est géniale ! Comme Toi ! Issata veut trouver l’homme parfait qui la ferrait danser à travers les tourbillons de la vie…Juste danser ! Un jour, arrive Mr. Smith, le charmant et sexy avocat allemand. Il représente tout ce à quoi elle aspire, surtout lorsqu’elle entend sa voix chaude et sauvage, pendant qu’il la déshabille de son regard bleu perçant. Pourrait-il être le bon ? Alors qu’elle ne demande qu’à y croire, des douleurs musculaires, une fatigue incompréhensible et une confusion effrayante commencent à troubler le scénario de son quotidien. Éperdue, elle consulte. —Vous souffrez de la Sarcoïdose, une condition propre au système immunitaire, elle découvre. Issata doit faire face à une maladie incurable qui la force à confronter une dangereuse crise émotionnelle et spirituelle. Verra-t-elle son rêve se réaliser ? Qui est Lady Kondo ? Lady Kondo, auteure franco-guinéenne Lady Kondo est d’origine guinéenne et de nationalité française. Elle étudia l’anglais et la littérature en France. Depuis sa tendre enfance, elle rêvait de devenir écrivain. En 2012, elle fut diagnostiquée de la sarcoïdose, une maladie auto-immune qui affecte des milliers de personnes. Lady Kondo choisit d’utiliser sa maladie pour réaliser son rêve. Elle pratique le bouddhisme de Nichiren Daishonin depuis 1944 et est membre de la SGI. Elle utilise sa pratique spirituelle pour observer les défis de ma vie à travers sa plume. Pour en savoir plus sur elle, rendez-vous sur son site ladykondo.com. Ecoutez son interview Mon avis sur La Femme révoltée… de Lady Kondo La Femme révoltée. Nous possédons tous la clé de notre bonheur, ouvrons la porte.  Je préfère commencer par citer ce titre très significatif car il nous met dans l’esprit du livre à décortiquer.  Si cela ne dépendait que de moi, j’aurais mis un point d’exclamation après ouvrons la porte ! Mais là n’est pas le problème. Ce sous-titre rejoint l’idée du livre que je lisais récemment et pour lequel j’ai fait une chronique, que je vous invite à aller lire ici. La Femme révoltée… est subdivisé en quatre parties et chacune raconte une parcelle de la vie d’Issata, le personnage principal du roman. Dans la première partie, l’auteure nous donne le sens de son nom – Kondo – un prénom masculin qui signifie chef ou patriarche en langues guinéennes. Issata Shérif est une femme dans la quarantaine, très cultivée et bouddhiste. Elle est à la recherche de l’amour ou plutôt dois-je dire, d’un HP (Homme Parfait) de qui elle veut tomber amoureuse. Dans son conte de fées, elle va tomber sur des hommes profiteurs et parfois même, manipulateurs. C’est le cas de Monsieur Smith, allemand, avocat et très charmant dans la première partie, intitulée, « Les Désirs mènent à l’illumination, » ou de Khrystian dans la deuxième partie, appelée « Changer le Poison en Remède, » Durant sa quête du HP, Issata s’est souvent heurté au problème que lui montrait souvent son ami Jimmy : laisser à l’autre la responsabilité de son bonheur. Elle est sortie plusieurs fois blessée des relations dans lesquelles elle s’investissait à fond et croyait avoir trouvé son HP. Et comme si cela ne suffisait pas, elle est diagnostiquée d’une maladie auto-immune, la sarcoïdose, qui l’affaiblit du jour au lendemain et la pousse jusqu’au suicide. Petites parenthèses : Qu’est-ce que la sarcoïdose ? Selon l’encyclopédie en ligne Wikipédia, la sarcoïdose ou maladie de Besnier-Boeck-Shaumann (communément dénommée BBS) ou lymphogranulomatose bénigne est une maladie inflammatoire systémique de cause inconnue. Elle atteint préférentiellement les poumons, mais peut atteindre n’importe quel organe notamment la peau ou les ganglions lymphatique. C’est le cas de notre Issata, pour qui on a été obligé de pratiquer une ablation du rein droit et d’un ovaire. La sarcoïdose se manifeste sous forme d’amas de cellules inflammatoires nommés granulomes, avec des conséquences variables selon les organes touchés. Qu’en est-il de son traitement ? La sarcoïdose peut guérir spontanément dans la majorité des cas. Pour cela, il faut distinguer entre les deux formes de la maladie : asymptomatique et symptomatique. Dans le premier cas, il n’est pas nécessaire de suivre un traitement quelconque. Un suivi clinique et biologique pendant une durée de six mois serait largement suffisant. Les formes symptomatiques nécessitent un traitement médicamenteux notamment dans les formes de plus mauvais pronostic. Revenons maintenant à notre livre… Retournons à notre récit… Ce livre nous apprend que dans toute relation, il faut savoir prendre du recul avant de s’investir. Car à quoi bon se donner à 110% comme le dirait Franck Nicolas alors que l’autre ne participe qu’à 50% et encore je suis généreux? Alors finira-t-elle par le trouver son HP ? Je vous le dis tout de suite, j’aurais maudit l’auteure si le rêve d’Issata ne s’était réalisé… Avant de savourer ce désir, elle devra faire face à sa maladie, sera menée à flirter avec la mort, qui la portera à une tentative de suicide… En conclusion… La Femme révoltée est une histoire d’amour, d’amitié, de moments très intimes de la vie d’une femme. » Ce livre nous enseigne qu’ « il ne faut toujours pas attendre que l’orage passe dans la vie, mais apprendre à danser sous la pluie » comme dirait Sénèque. Retenons donc une leçon, le bonheur se trouve avant tout en soi et non dans les autres. Car si nous offrons la clé de notre bonheur à quelqu’un d’autre, nous risquons d’en pâtir. Et de continuer à les blâmer…

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Chronique sur Le Poids de ma première vie de Sandrine Lebossé

Le Poids de ma première vie est un livre signée Sandrine Lebossé. Vous pouvez le remarquer rien qu’en lisant le titre que c’est un récit autobiographique. Il est paru en octobre 2022 aux Editions Milot Paris. De quoi parle Le Poids de ma première vie ? Pourquoi l’auteure parle de sa première vie ? En a-t-elle eue une deuxième ? Une troisième ? Vous ne le saurez qu’en lisant et en relisant ce témoignage, ce morceau de vie que Sandrine nous livre. Présentation du roman Le Poids de ma première vie Quatrième de couverture Commandez ici Le témoignage d’une première partie de vie riche d’enseignements découlant des épreuves de la vie, des bouleversements et du cheminement qui m’ont permis d’être la femme que je suis devenue. Tantôt confrontée à des montagnes russes émotionnelles, tantôt, des hauts et des bas, ces périodes difficiles donnent malgré tout du sens à ma vie. Certainement, beaucoup de femmes vivent des choses que j’ai vécues et celles-ci n’ont malheureusement plus de force, plus d’espoir. Pourtant, il ne faut jamais se désespérer, car des ténèbres, la lumière peut toujours jaillir.Ce récit est un cri d’espoir, dépêchez-vous de vivre, le temps perdu ne se rattrape pas, aimez-vous, espérez. « Une expérience de vie difficile et semée d’embûches mise à profit dans ce livre, tel un petit colibri, j’œuvre au quotidien pour révéler le plein potentiel féminin. » Lire aussi la biographie d’Anne-Marie Bougret A propos de l’auteure Née à Nantes, Sandrine Lebossé est mère célibataire de trois enfants. Elle est coach de beauté et formatrice, très engagée pour les droits des femmes et leur bien-être. Le poids de ma première vie est son premier récit autobiographique. Suivre sur Insta Mon avis sur Le Poids de ma première vie Lorsque je suis entré en contact avec Sandrine et qu’elle m’a parlé de son livre, j’ai vite compris qu’il s’agissait d’une autobiographie. C’est d’ailleurs la première question que je lui ai posée. Quand on regarde sa couverture, réalisée par un talentueux illustrateur – Nao Kuren – on se saisit illico de l’esprit de l’œuvre. Libération. Voilà le seul mot qui me vient à l’esprit quand je regarde cette couverture. Mais peut-on se libérer de sa propre vie ? De son propre corps ? La suite nous donnera la réponse. Le Poids de ma première vie s’étend sur 158 pages, divisés en 5 parties et en 13 chapitres. Ce qui est surprenant dans le premier chapitre est cette conversation avec soi-même. Un soliloque ? Non. Un échange avec la voix intérieure de l’auteure, cette voix dans sa tête qui lui dicte parfois les actions à poser. Elle s’oppose à elle parfois, vous le verrez. Ce récit nous apprend combien la vie n’est pas que rose, combien elle ne prend toujours pas la tournure que nous aimerions lui donner. Qu’elle peut parfois nous réserver des surprises – agréables ou pas – à un moment où nous nous y attendons le moins. Cela n’est pas une raison pour capituler. De la première page à la dernière de Le Poids de ma première vie, Sandrine nous livre épisode après épisode de sa vie. Les meilleures choses qui lui soient arrivées, les pires aussi ; la totale quoi ! Certaines personnes se demandent pourquoi parler de soi ? De sa vie ? Eh bien… parce qu’il y a certains évènements qui laissent des traces indélébiles dans nos vies, notre être et qui méritent d’être racontés. Non pas pour se plaindre d’avoir vécu cela, mais pour que cela serve d’inspiration aux autres qui se trouveront dans le même cas. J’ai appris à travers ce livre qu’il faut pardonner. Pardonner ceux qui nous offensent ou qui nous ont offensé volontairement ou involontairement. Mieux encore, apprendre à se pardonner. Oui, on peut se pardonner aussi pour ses erreurs. Et, plus important, se jurer de ne jamais les refaire. On apprend par ce livre que l’amour n’est pas parfait, que personne n’est parfait et que le bonheur d’un couple heureux réside dans le bonheur que chacun s’offre indépendamment de l’autre. Un couple heureux est le bonheur conjugué de deux partenaires. C’est peut-être pour cela qu’on appelle cette vie à deux, conjugale. J’ai appris que dans un couple, la jalousie n’est pas une preuve d’amour mais un signe d’absence de confiance en soi. J’ai appris que dans la vie, le problème n’est pas de tomber, mais de savoir se relever sans s’apitoyer sur son sort. C’est bien cela, la résilience, si ? Savoir se reconstruire après que la vie nous a fait une claque. J’aimerais pour finir paraphraser Fabien Marsaud (Grand Corps Malade) qui dans un de ses slams disait que la douleur et une bonne source d’inspiration. J’ai envie de dire que c’est une source d’enseignements. Il est important de savoir tirer leçon de chaque événement qui se produit dans notre vie. Au-delà d’être un récit de vie, Le Poids de ma première vie est étayé sur une solide documentation. On apprend par exemple ce que c’est l’indice de masse corporelle (IMC en sigle), les sortes de blessures psychologiques auxquelles personne n’échappe et comment les soigner… J’ai même appris un nouveau mot : bariatrique lui-même dérivé de bariatrie (n.f. Branche de la médecine qui s’intéresse aux causes, à la prévention et aux traitements de l’obésité, cf. Le Robert) Lire aussi ma chronque sur Promesse d’une aube Que dire en conclusion ? J’ai toujours dit qu’il est très difficile de parler de soi parce qu’on a tous un côté « sombre », qu’on ne voudrait jamais afficher aux yeux du monde. Mais à travers ce livre, Sandrine s’est dévoilée dans ses larmes et dans ses joies, dans ses réussites, ses échecs ainsi que dans ses blessures. Un pari réussi. Un livre – inspirant – à découvrir absolument. A bientôt. Pascal A.

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Chronique sur Mosaïque du Djiboutien Moukassa

Mosaïque est un recueil de poèmes publié par le talentueux poète Moussa Kako alias Moukassa. Il est paru en août 2022 sous la marque Les Impliqués des éditions de L’Harmattan.  Vous vous demandez sûrement de quoi parle cet ouvrage au titre si énigmatique ? Et bien, il parle de migration, de douleur, d’espoir en de lendemains meilleurs, … Bref, un ouvrage multithématique que j’ai eu le plaisir de dévorer d’un trait. Merci à son auteur en passant de me l’avoir partagé.  Lire aussi ma chronique sur Le Mystère d’Armance de Cathy Galière Et si on parlait d’abord de l’auteur… Qui est Moussa Kako ? Biographie Moukassa Moussa Kako Moussa est un écrivain Djiboutien, auteur d’un recueil de nouvelles, La Dérive paru en 2019 suivi de Mosaïque, un recueil de poèmes. Passionné de la littérature, depuis son jeune âge, il est Président-fondateur de l’association « La Boussole des Savoirs », un espace de promotion de la langue française en général et de la littérature francophone à Djibouti en particulier. Du même auteur La Dérive Mosaïque  Mon avis sur Mosaïque Mosaïque, un mot qui a plusieurs sens ! C’est peut-être pour cette raison que son auteur, Moussa Kako nous a fait voyager dans plusieurs thématiques. Mosaïque est tantôt un ensemble juxtaposé d’éléments, tantôt un assemblage décoratif (cf. Dictionnaire), tantôt une maladie des plantes (oui, il fut un temps où une pathologie s’était attaquée aux maniocs au Congo, et on la nommait mosaïque).Vous vous demandez alors pourquoi l’auteur a choisi un mot imprécis, qui peut avoir plusieurs sens ? Je pense, que c’est suite aux multiples thèmes qu’il devait aborder et qui pouvaient ou pas converger.MosaÏque est un recueil de 33 poèmes. Dans son ensemble, le poète nous livre au travers de ses poèmes son ressenti au regard du monde dans lequel il vit.A travers le poème « Demain », un de textes du recueil, l’auteur nous partage sa foi en un avenir meilleur quelles que soient les difficultés que nous rencontrons aujourd’hui.Il insuffle le courage à toutes celles et ceux qui échouent et qui on envie d’abandonner.  »Relève toi, encore et encoreAutant de fois qu’il le faudra.« (pp.30-31)Au-delà de ce message d’espoir et cette invitation à prendre courage quelles que soient les entraves, Mosaïque aborde d’autres sujets qui fâchent et qui sont d’actualité dont la migration. En conclusion, Mosaïque est une plaquette multithématique que j’ai adoré lire. Je vous le recommande absolument.  Cet article est disponible au complet dans le troisième numéro Le live du livre magazine. A bientôt pour un prochain article.  Pascal ! Commandez le n°3 de notre magazine En savoir plus sur Mosaïque

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Chronique sur Le Mystère d’Armance de Cathy Galière

Nous sommes au mois de février, le mois des amoureux. Je vous présente aujourd’hui une romance. L’amour… Ce sentiment si fort qui ne laisse personne indifférent.  La maladie d’amour comme le dirait Michel Sardou. Le Mystère d’Armance… Comment puis-je résumer ce livre ? En trois mots : Poétique – Sensuel – Enigmatique. C’est une romance historique écrite par Cathy Galière, une auteure française qui n’a pas que la littérature au centre de ses passions. Quatrième de couverture Le Mystère d’Armance Léopold découvre en rangeant les effets personnels d’Amber, son épouse récemment décédée, un test de paternité que lui avait envoyé Armance son amour de jeunesse et qu’Amber avait caché sciemment durant toutes ces années. Aurait-elle vraiment mis au monde son enfant ? Ou s’agit-il d’autre chose ? Armance représente Léopold, un amour si pur, un amour si rare, qu’il le hante encore aujourd’hui. Des secrets en messages codés, Léopold découvrira une vérité parfois effrayante, parfois poignantes, qui l’entraînera bien plus loin que ce qu’il aurait pu imaginer. Commander en ebook et en broché sur​ : Amazon Fnac Cultura Babelio A propos de Cathy Galière Cathy Galière Auteure Cathy Galière est auteure de romans noirs et à suspense. Lorsqu’elle était enfant, Cathy écrivait déjà des poèmes. Elle avait même gagné des concours de poésies. Cathy est une ancienne athlète de haut niveau en patinage artistique sur glace. Après avoir suivi des études dans le domaine du tourisme à Mayence en Allemagne, elle travaille chez Herzt et en parallèle passe ses diplômes supérieurs d’état en patinage artistique Elle est entraîneur et chorégraphe. (BEES2°). En 2001, elle créée son école de roller en ligne artistique qu’elle dirige depuis. 90 élèves en 2023. En 2010, elle est la cocréatrice de la WIFSA (world inline figure skating association). Mais voici le lien qui la lie à l’écriture : Pour les besoins de ses spectacles, elle écrit des textes, des poèmes et des contes qu’elle met en scène et qu’elle chorégraphie. (La Porte de l’Ange son dernier conte/spectacle a été sélectionné par la plateforme Rencontre des auteurs francophones présidée par Sandrine Kukurudz pour faire partie d’un livre collectif à l’hommage du Petit Prince). En 2019, les éditions des mots qui trottent publie son premier roman noir Le Bal des Morts. Suivront chez le même éditeur en juillet 2020 : le deuxième tome : La Valse des Têtes. En août 2021 : le troisième volet : La Danse de l’Ombre, En octobre 2022 : Le Mystère d’Armance. 2022 : Sa nouvelle sélectionnée pour un livre collectif : L’amour au temps du covid aux éditions Ice Beyrouth. En novembre 2021, elle est invitée pour le festival Littéraire à New York organisé par le National Art Club de Manhattan et la plateforme littéraire Rencontre des Auteurs Francophones. En Mars 2021, ses livres voyagent jusqu’à Toronto pour le salon du livre. Mai 2022 invitée par les librairies Sauramps à la comédie du livre de Montpellier. Octobre 2022 : salon du livre à Mons (Belgique) Elle est l’invitée le 4 mars prochain par la médiathèque de Lattes pour une rencontre conférence autour de ses romans. Cathy vient également d’être invitée par les libraires Sauramps pour la comédie du livre 2023 à Montpellier. Mon avis sur Le Mystère d’Armance A travers le roman Le Mystère d’Armance, Cathy Galière nous offre un voyage aussi spatial que temporel. Entre New-York, Argentine et l’Europe, l’auteure nous embarque par l’esprit à la découverte de ces régions qu’elle a minutieusement décrites. Le lecteur a l’impression d’y être, d’être plongé dans l’ambiance des rues de chacune de ces régions, bref, d’être presqu’aussi personnage en compagnie de Léo et des autres… Au moyen d’anachronies, l’auteure nous offre un voyage dans le temps. L’intrigue nous emporte tantôt dans le passé, tantôt dans le présent ; entre les années 40 et 70. Le Mystère d’Armance nous présente une histoire d’amour contre laquelle, même le temps n’a pas le pouvoir de résister. Léopold, même deux décennies après qu’il n’a pas revu Armance, même après avoir fait sa vie – du moins c’est ce qu’il croyait – n’arrivait pas à oublier. Tout bascule quand Léopold, septuagénaire, venant de perdre sa femme, tombe sur une enveloppe. L’adresse le ramène à une banque suisse, puis la banque à un test de paternité – pour certains– factice… Chaque réponse qu’il obtenait ouvrait la porte à une nouvelle énigme, ce qui pouvait de fois lasser Léo. Mais puisqu’il s’agissait d’Armance… Il fallait qu’il y croie. Il arrivera à assembler les pièces du puzzle et à retrouver son fils, mais aussi l’amour de sa vie : Armance ! Une bonne fin certes, mais qui a laissé en moi plein d’interrogations… Envie de vous embarquer dans cette histoire d’amour pleine de rebondissements ? Cliquez sur les liens ci-dessus pour en savoir plus ! Cultura Fnac Eyrolles Amazon

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Mon avis sur Par Effraction de V. Margy

Par Effraction est un récit autobiographique écrit par V. Margy réédité par Drakkar Editions en décembre 2022. C’est un témoignage poignant sur les évènements de qui ont jalonné sa vie. Entre la naissance de son frère condamné à être handicapé et le divorce de sa mère, sa mamie a été d’une grande aide. Même après que sa mère rencontre un homme alcoolique et violent qui la tabassait nuit et jour et ne s’occupait guère d’Henri. Lire aussi : mon avis sur L’Inconnue des archives Présentation du roman Quatrième de couverture ou résumé Ma famille… Mon père, ma mère, ma grand-mère et surtout mon grand-frère. Une vie rythmée par le handicap de ce grand frère et le travail de mes parents. Mais moi, qui suis-je, quelle est ma place ? Découvrez mes souvenirs, mon histoire, ma vie, notre vie. Plongez dans le récit d’une famille où entrent par effraction la colère, le désespoir, l’injustice mais aussi les liens, l’amour et la vie. Acheter ici Acheter ici A propos de l’auteur V.Margy est née, entre deux pavés, le 6 mai 1968 à Paris. Le début de sa vie est celle d’une petite fille sage, obéissante, vite, trop vite autonome, ricochet du conseil reçu par ses parents « Ne restez pas sur un échec, faites un deuxième enfant ! ». Avant ce conseil, cette médecin brise le conte de fées de ses parents en leur annonçant que leur fils a un retard mental important, ne parlera pas, ne marchera jamais.». Un coup de guillotine dans leur vie. Enfant, sa cour de récréation est le magasin de ses parents. Adulte, le commerce et la formation lui serviront d’alibi pour braver sa timidité. Très vite la passion des mots qui l’anime depuis sa plus tendre enfance, la conduira à écrire sa vie, une autobiographie qui au fil des réécritures se transformera en autofiction. « L’inversion du sens des mots laissera irréversible le cours des évènements. Aucun synonyme n’atténuera la douleur de les voir succomber sous mes yeux impuissants. Grammaire et vocabulaire, armes redoutables de la littérature, seront inutiles face à la mort. À chaque phase de réécriture, je les verrai mourir de la même manière. Et pourtant, à la suivante, je les verrai renaître de leurs cendres comme un jour sans fin. ». Nul n’est besoin d’une biographie, l’auteure nous livre, ici, sa vie, sans filtre ! Mon avis sur Par Effraction La couverture de Par Effraction nous présente une chaine qui se délie au-dessus d’un arrière-plan mordoré. Les fragments de cette chaine s’éparpillent comme des gouttes de rosée. Ce qui nous emmène à penser à une sorte de libération. Peut-être que c’est ce que représente ce livre pour l’auteur… Tout part d’une souvenir…, d’une photo d’enfance qui évoque plein de souvenances. Et puis, une naissance, un fils que les médecins traitent vite d’erreur à corriger par un second enfant. Et puis, qu’est-ce qui dit que ce ou cette deuxième ne sera pas aussi un « échec » ? Grâce à l’amour inconditionnel de sa mamie et de sa sœur, ce fils grandira malgré son handicap. Sans aucun soutien, Henry serait mort très tôt. Par Effraction est une alternance entre les moments heureux et moins heureux vécus par l’auteur. Ce livre est donc le récit de la vie de l’auteur mis à nu où il nous y présente les grands moments de sa vie. De sa naissance, sa puberté et ses premières règles, la découverte de ses choix sentimentaux, … Dans ces moments ou tout lui semblait perdu, il y a eu des membres de son entourage qui ont été présents. Et comme si cela ne suffisait pas, après vingt-cinq ans de vie commune, ses parents se séparent. Comment arrivera-t-elle à gérer Henry, ses problèmes personnels, soutenir sa mère sans travail ? Elle va de boulot en boulot, elle n’arrive pas à tenir. Ce roman est un témoignage sincère sur le harcèlement, une ode à la vie. C’est aussi un appel à être présents pour nos proches quoi qu’il en coute. Un appel à accepter d’être « soi-même », d’assumer ses choix et ses convictions.

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Mon avis sur L’Inconnue des archives d’E. Derossi

L’Inconnue des archives est un roman historique, publié par Emmanuelle Derossi, paru aux éditions Ex aequo dans la collection Hors Temps au mois de décembre 2021. En lisant son titre, vous vous poseriez sûrement la question de quoi parle le roman ? Qui est cette Inconnue ? Pourquoi les deux protagonistes veulent-ils en savoir plus sur elle ? Cet article est subdivisé en deux grandes parties. La première présentera le livre (quatrième de couverture, brève présentation de l’auteure). La seconde partie sera consacrée à mon avis sur ce roman qui nous fait voyager dans le temps. Lire aussi Chronique sur Frédéric, instants de grâce de Dominique Faure À propos de L’Inconnue des archive Quatrième de couverture Qui est la jeune fille du portrait ? Une enquête riche en rebondissements pour un généalogiste qui cherche à tisser son histoire et va remonter le temps jusqu’aux ducs de Bourgogne. Un voyage en terres bourguignonnes. Portrait d’une jeune fille inconnue – Dijon – XIVe siècle : Qui est-elle ? Qui a sculpté son portrait ? Roman, généalogiste professionnel et son complice, directeur de collection du Musée des Beaux-Arts, partent en quête de son identité. Ils tissent peu à peu l’histoire de Philippa lors d’une enquête riche en rebondissements. Enlumineresse, la jeune fille s’installe au palais ducal en 1395. Fréquentant l’atelier du grand sculpteur Claus Sluter, elle noue des liens privilégiés avec l’un des artistes, Côme. Elle côtoie également le comte Jean, futur duc Jean sans peur. Cette double rencontre scellera sa destinée. En toile de fond, la ville contemporaine fait écho à la cité médiévale. La petite histoire se mêle à la grande lors d’événements décisifs : un séjour à Germolles, résidence favorite de l’épouse de Philippe le Hardi, la naissance de Philippe le bon ou encore la bataille de Nicopolis. Confrontés à des choix déterminants qui changeront leur destin et celui de leurs descendants, Philippa et Roman nous entraînent à leur suite avec pour indice principal une mystérieuse chouette. À propos de l’auteure Emmanuelle Derossi est directrice de communication & marketing dans une entreprise agroalimentaire. Passionnée du moyen-âge et de la littérature, elle a eu envie de tenter l’aventure et de créer sa propre histoire. L’inconnue des archives est son premier roman.   Mon avis sur L’Inconnue des archives d’E. Derossi ? L’Inconnue des archives nous plonge dans une enquête pleine de rebondissements du généalogiste professionnel Roman et de son ami François-Xavier alias FX, directeur de collection du Musée de Beaux-Arts. Tous deux cherchent des réponses sur un Portrait d’une jeune femme datant du XIVe siècle. Dans ce roman, Emmanuelle Derossi nous plonge dans une sorte de saut dans le temps – sans vaisseau spatial bien sûr – entre le Dijon médiéval et le Dijon contemporain. Chaque élément qu’ils trouvaient et qui était censé les éclairer sur leur quête les menait vers une énigme à élucider, ce qui rendait l’enquête plus excitante. Pendant leurs recherches, ils sont tombés sur des lettres signées par des initiales. Au fur et à mesure qu’ils progressaient, un brin de lumière leur paraissait. Jusqu’au jour où ils ont pu identifier avec certitude l’inconnue en évitant un boucan dans la presse. Un livre court et agréable à lire qui nous expose des faits historiques réels étayés par des dates et une documentation.

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