Je suis Pascal ASHUZA, blogueur littéraire et directeur de publication de ce joli site que vous êtes entrain de visiter. La littérature et la lecture sont plus qu’une passion pour moi. Tout jeune, j’aimais le livre et je me disais qu’un jour j’écrirai le mien et aujourd’hui : J’ai publié en co-écriture avec Philigence Faye, un recueil de poèmes Plume terrorisée. J’ai co-écrit, Mots de ma muse avec Lisa Idirene (Poèmes, Inédit,) J’ai co-écrit un roman, L’Invité au Goncourt, en co-écriture avec Laurence Kiehl. (Roman, Inédit) J’ai écrit, Au gré de maux divers… (Poèmes, Inédit)

Le Prix Andrée Chedid du poème chanté attend vos candidatures pour 2025

Le Prix Andrée Chedid du poème chanté attend vos candidatures

C’est en 2008 que nait le Prix Andrée Chedid du poème chanté grâce au concours d’Andrée et Matthieu Chedid. Créé par le Printemps des poètes, ce prix nous propose une toute autre façon d’apprécier la poésie. Non plus en lisant tout simplement comme une suite des mots couchés sur une feuille, mais en l’écoutant, en la chantant. Le Prix Andrée Chedid du poème chanté est ouvert uniquement à tous les sociétaires de la SACEM. Kirkus Prize 2025 Candidater au Prix Andrée Chedid du poème chanté Le candidat, qui est adhérent à la SACEM devra soumettre sa participation via l’adresse électronique : pr********@****************es.com. L’acte de candidature devra mentionner le prénom et nom du candidat, ses coordonnées ainsi que le numéro sociétaire de la SACEM. Il devra aussi être accompagné de la maquette musicale, sous format MP3 et ne dépassant pas 3 minutes, inspirée par le poème retenu en 2025. Le poème de référence est « Les Derniers jours de l’humanité » de Laurence Vieille, extrait du recueil Billets d’où (Le Castor Astral, 2023) à découvrir sur le site du Printemps des Poètes ! Une dotation de 2 500 € récompensera la lauréate ou le lauréat. Voir cette publication sur Instagram Une publication partagée par Le Printemps des Poètes – compte officiel (@printempsdespoetes) Lire aussi : l’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ? Calendrier du prix • 1er septembre 2025 – ouverture de l’appel à candidatures• 31 octobre 2025 – clôture de l’appel à candidatures• 1er décembre 2025 – publication du communiqué de presse présentant la lauréate ou le lauréat du Prix• 10 décembre 2025 – restitution à la Maison de la Poésie – Scène littéraire

Les ouvrages finalistes au Kirkus Prize 2025

Les ouvrages finalistes au Kirkus Prize 2025

Organisé par Kirkus Reviews, le Kirkus Prize a dernièrement dévoilé la liste de 18 ouvrages finalistes dans les catégories fiction, non-fiction et littérature de jeunesse. L’ouvrage sélectionné dans chaque catégorie obtiendra une récompense de 50 000$. « Dans un monde où tout va vite d’un clic à l’autre, le livre est un moyen qui peut nous permettre de ralentir », a déclaré l’éditeur en chef Tom Beer du Kirkus Rewiews. Lire aussi : finalistes prix du roman Fnac 2025 Pour la catégorie fiction : Kiran Desai, The Loneliness of Sonia and Sunny (Hogarth) Angela Flournoy, The Wilderness (Mariner Books) Allegra Goodman, Isola (Dial Press) Megha Majumdar, A Guardian and a Thief ( Knopf) Lucas Schaefer, The Slip (Simon & Schuster) David Szalay, Flesh (Scribner) Pour la catégorie non-fiction : Scott Anderson, King of Kings: The Iranian Revolution: A Story of Hubris, Delusion and Catastrophic Miscalculation (Doubleday) Nicholas Boggs, Baldwin: A Love Story (Farrar, Straus & Giroux) Sophie Elmhirst, A Marriage at Sea: A True Story of Love, Obsession, and Shipwreck (Riverhead) Greg Grandin, America, América: A New History of the New World (Penguin Press) Imani Perry, Black in Blues: How a Color Tells the Story of My People (Ecco/HarperCollins) Arundhati Roy, Mother Mary Comes to Me (Scribner) Pour la catégorie livres de jeunesse : Photo-RomanBrian Floca, Island Storm, illustrated by Sydney Smith (Holiday House/Neal Porter) Thao Lam, Everybelly (Groundwood) Middle GradeDerrick Barnes, The Incredibly Human Henson Blayze (Viking) Triinu Laan, John the Skeleton, illustrated by Marja-Liisa Plats, tr. Adam Cullen (Restless/Yonder) Young AdultMoa Backe Åstot, Butterfly Heart, tr. Agnes Broomé (Levine Querido) Candace Fleming, Death in the Jungle: Murder, Betrayal and the Lost Dream of Jonestown (Anne Schwartz/Random House) Les gagnants pour chaque catégorie seront annoncés le 08 octobre 2025. Source : LitHub https://lithub.com/here-are-the-finalists-for-the-2025-kirkus-prize  

Les ouvrages finalistes au prix Fnac 2025 présentés

Les ouvrages finalistes au prix Fnac 2025 du Roman présentés

Le 28.08 dernier a été rendue publique la liste des ouvrages finalistes au prix du roman Fnac 2025. Après une première sélection le 10 juillet, une question perdure : quel ouvrage succédera Les âmes féroces ? Dans le carré final, figure l’écrivain Irlandais John Boyne, seul étranger encore en lice et quatre Français. Lire aussi : Prix Fnac 2023 Les cinq finalistes au Prix du Roman Fnac 2025 John Boyne, Les Eléments – JC Lattès (trad. Sophie Aslanides) Renaud de Chaumaray, Quitter la valée – Gallimard Séverine Cressan, Nourrices – Grasset Aélaide de Clermot-Tonnerre, Je voulais vivre – Grasset Gilles Marchand, Les Promesses orphelines – Aux Forges de Vulcain Le jury est constitué des 400 libraires et 400 lecteurs et dévoilera le lauréat le 22 septembre.

Heide Goettner-Abendroth nous mène aux origines du patriarcat

Heide Goettner-Abendroth nous mène aux origines du patriarcat avec son essai Sociétés matriarcales du passé et émergence du patriarcat

Dans son essai récemment traduit, Heide Goettner-Abendroth nous parle des sociétés matriarcales d’Asie et d’Europe du passé. Des sources historiques parlent d’une organisation sociale du même type et même de l’existence des reines en Afrique aux temps des empires et royaumes. Un enseignant à l’université, m’a confié que la société africaine du temps de sa jeunesse avait un profond respect pour la femme contrairement à la nôtre d’aujourd’hui. Cet essai nous met face à deux questions : Qu’est-ce qui a provoqué la chute des sociétés matriarcales ? Comment le patriarcat s’est-il imposé jusqu’à effacer la contribution des femmes dans l’histoire ? Cet essai est un outil pour les défenseurs de la place de la femme dans dans la société et un appel à la réflexion sur le genre et le pouvoir.    Lire aussi : la notion de lecture subjective Heide Goettner-Abendroth : une spécialiste des sociétés matriarcales Après un précédent ouvrage paru en 2019 aux éditions Femmes-Antoinette sur le même sujet des sociétés matriarcales, Heide nous revient avec un regard différent cette fois. Dans Sociétés matriarcales du passé et émergence du patriarcat, elle nous présente les causes de la disparition des sociétés matriarcales et comment sur le plan aussi réel qu’idéologique, elles ont laissé place au patriarcat. Elle condamne la projection de la société actuelle sur l’ancienne qui mène à une lecture erronée du passé où la femme a contribué à la civilisation.   Au moyen des preuves archéologiques, elle démontre les mécanismes qui ont progressivement conduit au remplacement des sociétés égalitaires et matrilinéaires par le système patriarcal. La parution officielle du livre est annoncée pour le 04 septembre, aux éditions des Femmes – Antoinette Fouque. Il compte 576 pages et sera vendu à 30€. Pour aller plus loin, découvrez l’article d’ActuaLitté et lisez gratuitement quelques pages de cet essai.

La notion de lecture subjective en ce temps de rentrée littéraire

La notion de lecture subjective en ce temps de rentrée littéraire

Nous sommes en pleine période de rentrée littéraire et des articles sur les “meilleurs” livres de la période circulent. D’un média à l’autre, un échantillon de titres présentant les livres à ne pas manquer nous est présenté parmi les 486 qui paraitront. Puisque en matière de goûts et de lectures, nos choix sont toujours discutables, est-il commode de parler de “meilleurs” ? Un livre peut être le meilleur pour un lecteur lambda, et être ennuyeux pour un autre car cela dépend des habitudes individuelles. Lire aussi : le scandale des fausses recommandations IA La lecture subjective Que faut-il entendre par lecture subjective ?  Brigitte Louichon nous en parle comme étant un exercice de lecture des textes littéraires.  Sa finalité est la formation du sujet lecteur. L’expression subjective et le questionnement des interprétations en sont les modalités. Selon Langlade (La lecture subjective. Québec français, 145, 71-73.), c’est une étude de la façon dont le lecture affecte (émotions, sentiments, jugements) un lecteur.  La lecture subjective est une explication de l’interaction entre le lecteur et le texte en tenant compte de ses goûts et de ses habitudes. Ce dialogue avec le texte est à la fois intime et individuel car chaque personne l’effectue selon sa personnalité profonde, sa culture intime et même son imaginaire.  “L’Homme est la mesure de toute chose” selon Protagoras, car il est guidé par ses expériences et perceptions individuelles ? Lire aussi : le goût de la lecture chez les jeunes La lecture subjective et le plaisir de la lecture Au cœur de cet engouement, la notion de plaisir de la lecture s’impose car c‘est elle qui influencera le choix. Par plaisir, je parle de cet élan de facilité qui rend un livre plus attachant que l’autre sans vraiment comprendre pourquoi. Cette notion s’applique à presque tout ce que nous consommons : livres, BD ou même films. La notion de plaisir précède celle de lecture subjective. Ensemble, ces deux notions sont déclencheurs de l’attention que le lecteur portera au texte. Quel est votre livre préféré de la rentrée ? On ne sait jamais, peut-être que nos goûts pourront se croiser.

L’affaire Rie Qudan l’auteure primée qui a avoué avoir utilisé ChatGPT pour son livre

L’affaire Rie Qudan : l’auteure primée qui a avoué avoir utilisé ChatGPT pour son livre

Nous sommes en janvier 2024, Tokyo-to Dojo-to (Sympathy Tower Tokyo) de Rie Qudan est primé. Ce roman futuriste remporte le prestigieux prix japonais Akutagawa mais son auteur avoue avoir recouru à ChatGPT pour son écriture. Le roman se déroule dans un Tokyo du futur et nous est présenté comme une sorte de prophétie de l’IA dans d’après le Japan News.  5% du livre serait constitué des phrases générées par l’IA, d’après l’auteure qui a ajouté qu’elle n’a pas hésité à se servir de son potentiel.  Cette déclaration a indigné plus d’un et relancé des débats sur l’avenir de la littérature à l’ère de l’intelligence artificielle. Lire aussi : l’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ? La position de Rie Qudan face à l’IA Avec Tokyo-to Dojo-to, Rie Qudan, 34 ans, en est déjà à son quatrième livre.  Mais c’est ce dernier ouvrage, qui a propulsé son nom au centre d’un débat brûlant : L’IA peut-elle remplacer l’humain dans la création littéraire ? Peut-elle produire des bestsellers capables de marquer des générations ? Interrogée sur sa démarche, l’auteure a répondu sans détour : « Je ne m’inquiète pas que mon texte soit utilisé pour entraîner des IA. Je reste convaincue qu’il y a une part de moi qu’aucune machine ne pourra copier. » Pour elle, l’IA n’est pas une menace mais un outil. Elle insiste sur le fait qu’aucune technologie ne peut remplacer l’expérience humaine, la sensibilité personnelle et la singularité d’un auteur. Lire aussi : le scandal des fausses recommandations générées par IA Quel avenir pour la littérature face à l’IA ? Le cas Qudan soulève plusieurs questions : Les écrivains de demain devront-ils composer avec l’IA ? Les jurys littéraires accepteront-ils des œuvres coécrites avec des machines ? Le jury du prix parle d’un livre d’une « telle perfection qu’il est difficile d’y trouver des défauts » (France Info).  Cette réaction n’est-elle pas une réponse par l’affirmative aux questions soulevées ci-dessus ?  Alors que certains voient en l’IA une révolution créative, d’autres y lisent un danger d’authenticité et la valeur artistique de oeuvres.  Mais quels que soient nos avis, il est évident que l’IA a commencé l’écriture d’un nouveau chapitre dans l’histoire de l’humanité. Le secteur du livre n’a pas manqué d’en être secoué mais, comme à la vague du numérique dans les années 90, elle résistera et s’adaptera.  Rejoindre le Club-Fondateur

La notion de lecteur modèle chez Umberto Eco

La notion de lecteur modèle chez Umberto Eco

La notion de lecteur modèle a été postulée par le sémioticien, écrivain et universitaire italien Umberto Eco dans son livre Lector in fabula. Ce livre nous met face à plusieurs questions : et si l’auteur pouvait choisir le lecteur adapté à son livre au moment même de son écriture ? Et si le lecteur n’était pas tel qu’on le conçoit ? Et si, il jouait aussi un rôle crucial dans la production du livre ? C’est quoi un Lecteur Modèle ? Comment le construire ? Comment le choisir pour son livre en cours d’écriture ? C’est à ces questions que tentera de répondre notre article d’aujourd’hui. Redonner le goût de la lecture aux jeunes 1. Quel est le rôle du lecteur ? Il y a des lectures qui vous bouleversent et renversent vos croyances comme un éclair qui frappe. Cela m’est arrivé avec Lector in fabula, qui a complètement changé ma vision du lecteur et de la lecture. Vous êtes-vous un jour posé la question du rôle du lecteur ? Moi oui. Et je pensais que ce n’était qu’un dévoreur passif. Mais Umberto Eco nous présente une autre vision, à contre-courant de celle que nous avons communément. Définissant un texte comme « une chaîne d’artifices expressifs qui doivent être actualisés par le destinataire », Umberto nous présente le premier rôle du lecteur : actualiser. La lecture devient alors un décodage, au moyen de diverses manœuvres interprétatives, du message codé par l’auteur. Se servant du schéma de Jacobson, la littérature devient alors un échange. Une communication entre l’auteur qui est destinateur, le lecteur comme destinataire et le texte, l’objet à décoder. Le texte étant pour lui « un tissu d’espaces blancs, d’interstices à remplir… ». C’est au lecteur que revient donc cette fameuse tâche de combler tous ces vides. 2. Comment le texte prévoit le lecteur modèle ? Cette notion se rapproche de la persona en marketing (profil fictif du client idéal), dressé en tenant compte de l’âge, la langue ou encore les centres d’intérêt. Umberto martèle sur la nécessité de prendre en compte le concept de compétence. Par compétences, il désigne l’ensemble des prérequis ou des connaissances supposément communes avec le lecteur. Pour éviter de perdre son Lecteur Modèle, l’auteur devra lui laisser des indices à l’intérieur du texte. Définir son Lecteur-Cible 3. Comment choisir le lecteur idéal ? L’auteur devra émettre des hypothèses et formuler des réponses adéquates, adaptées à son Lecteur Modèle afin de le fédérer. Ces hypothèses lui serviront dans la construction des indices qu’il parsèmera tout au long de son texte. Cela dans le but de tenir le lecteur en haleine et rendre la tâche de reconstitution du tissu plus intéressante. Un peu comme un puzzle à reconstituer pièce par pièce. Imaginons un livre en français rempli des termes en langues étrangères que le lecteur ne connait pas. C’est le cas de mon roman l’Invité au Goncourt.   Ma co-auteure et moi avons émis l’hypothèse que notre lecteur modèle ne comprendra pas les tirades en langues congolaises. Nous avons décidé donc d’accompagner chaque mot par sa définition. « Prévoir son Lecteur Modèle ne signifie pas uniquement espérer qu’il existe, cela signifie aussi agir sur le texte de façon à le construire. », Lector in Fabula, chapitre 4

L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

L’IA écrira-t-elle des bestsellers demain ?

“L’intelligence artificielle produira probablement des bestsellers d’ici 2030”, a déclaré Philipe Stone, analyste chez Nielsen BookIQ.  C’était lors de son intervention à une conférence sur le marketing et la publicité organisée par The Bookseller. Cette prédiction qui enthousiasme certains laisse plus d’un sceptique quant à l’avenir du livre. 7 alternatives à Amazon KDP L’IA produit déjà du contenu commercial L’IA pourrait écrire très bientôt des livres de coloriage ou des guides pratiques, souligne Stone lors de son intervention.  Les algorithmes génératifs semblent bien s’en sortir avec ces genres où la créativité pure est moins dominante. Certaines IA produisent déjà, par exemple, des livres de cuisine, des recueils de citations ou des quiz.  Courts et faciles à générer, ces formats trouvent leur place sur les plateformes de vente comme Amazon Kindle ou Audible. Mais la fiction reste un défi pour les machines Pour Stone, la fiction littéraire reste pour l’instant difficile à automatiser.  Les intrigues complexes, les émotions humaines et la subtilité du style sont encore hors de portée des machines. Cela dit, la tendance à la brièveté pourrait changer la donne. Le format « novella » (roman court) connaît une renaissance, en partie grâce aux habitudes de lecture accélérées sur mobile.  Ce format hybride entre nouvelle et roman long convient mieux aux capacités actuelles des IA. Lire aussi : droit d’auteur et IA Quels genres domineront le marché d’ici 2030 ? Philippe Stone évoque plusieurs tendances littéraires qui devraient se confirmer : En fiction : le young adult, la fantasy et la romance resteront très populaires. Ce sont aussi les genres les plus recommandés sur TikTok (#BookTok) et Instagram (#Bookstagram). Le manga, la BD et les romans graphique ont eu aussi le vent en poupe. En non-fiction : les livres interactifs comme les quiz, puzzles ou activités pratiques rencontrent un public croissant, notamment chez les familles ou dans un cadre éducatif. Les formats hybrides : audiolivres, livres animés, expériences immersives, etc., séduisent un lectorat en quête de nouveauté. Le marché du livre en constante évolution Entre 2024 et 2025, les ventes de livres papier ont légèrement chuté, passant de 245 à 239 millions d’exemplaires.  L’ebook aussi est en baisse depuis 2022. En revanche, le livre audio explose : de 9 millions de ventes il y a dix ans, on est passé à 34 millions en 2024. Cette transformation reflète une mutation des usages : mobilité, écoute passive, rapidité.  Des critères qui influencent aussi la manière dont les éditeurs pensent les livres à venir. L’IA, un allié pour le marketing du livre ? Outre la production des images, textes ou vidéos, l’intelligence artificielle joue déjà un rôle dans :  La recommandation de livres,  La gestion des campagnes publicitaires, ou encore  La traduction automatique. Les éditeurs exploitent également l’IA pour analyser les tendances : formats, mots-clés populaires, réactions sur les réseaux sociaux.  Cette approche data-driven alimente les stratégies commerciales et éditoriales. IA : écriture ou co-écriture ? Les auteurs doivent-ils s’inquiéter ? Si l’IA peut produire certains types de livres, elle ne remplace pas encore l’auteur humain.  La narration profonde, l’originalité du style, l’expérience de vie d’un écrivain : aucun algorithme ne peut les imiter parfaitement. Plutôt que de s’opposer à la machine, de nombreux auteurs expérimentent déjà des formes de coécriture avec l’IA, ou s’en servent comme assistant créatif. Au regard de toutes les avancées technologiques, il est certain que l’intelligence artificielle va transformer la chaîne du livre.  Elle écrira sans doute des bestsellers – surtout dans certains formats et genres – mais ne remplacera pas la plume humaine. Comme l’a rappelé Stone : « La technologie ne tuera pas l’art. Elle lui offrira de nouveaux outils, de nouvelles formes. »… Adhésion requise Vous devez être membre du site pour accéder à ce contenu.Already a member? Connectez-vous ici...

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Livres générés par IA sur Amazon KDP menace de la confiance des lecteurs

IA sur Amazon KDP menace de la confiance des lecteurs

Depuis l’essor fulgurant des intelligences artificielles génératives, Amazon KDP est inondé de livres créés par des machines. Si la technologie permet à chacun de publier un ouvrage en quelques clics, elle soulève aussi de sérieuses inquiétudes : plagiat, qualité douteuse, détournement d’identité d’auteur… Les dérives se multiplient, au point d’ébranler la confiance des lecteurs et des éditeurs. Enquête. Lire aussi : Débuter sur Amazon KDP Une explosion de contenus générés par IA sur Amazon KDP Avec l’accessibilité croissante des outils d’intelligence artificielle, la plateforme Amazon KDP est devenue un terrain fertile pour la publication de contenus automatisés. De nombreux ouvrages générés par IA ont vu le jour, parfois sans mention explicite de leur origine non humaine. Pour y remédier, les entreprises du GAFAM ont exigé que soit ajoutée la mention « créé par IA », afin de protéger les œuvres authentiques. Mais ces livres, parfois bâclés et remplis d’erreurs, s’infiltrent dans les recommandations automatiques d’Amazon. Cela pose le problème non seulement en matière de qualité, mais aussi de confiance pour les lecteurs. Lire aussi : Amazon impose la mention IA Des auteurs victimes de détournements par l’intelligence artificielle Le comédien et auteur Rhys James, dont le livre doit paraître le 16 août chez Wildfire, a récemment dénoncé sur TikTok. Il a remarqué qu’un ouvrage manifestement généré par IA et de piètre facture était recommandé sous le sien. Dans la vidéo datée du 30 juillet, il explique qu’il a failli acheter l’un de ces titres par erreur, en raison de la similarité des titres et des mots-clés utilisés. Ces faux livres, souvent accompagnés de couvertures créées par IA, reprennent des éléments très proches des publications originales. Ce fut aussi le cas de l’autrice Bradbury, dont le livre Walk Yourself Happy a été copié et dérivé en une version IA titrée Hack Yourself Healthy, annoncée pour septembre 2025. Même constat pour Leo Varadkar, dont l’autobiographie à paraître a été imitée par un faux livre IA : LEO VARADKAR: The Rise, the Fight, the Silence — What Power Never Shows You. Autant de dérives inquiétantes relevées par le média spécialisé The Bookseller. Guide pour s’auto-éditer sur KDP Les conséquences pour les lecteurs et les éditeurs Dan Conway, CEO de la Publisher Association, alerte sur la perte de confiance des consommateurs face à ces faux ouvrages qui se multiplient sur Amazon. Ces pratiques entraînent une perte financière directe pour les éditeurs, mais surtout une érosion de leur crédibilité. Sur le long terme, c’est l’ensemble de la chaîne du livre qui pourrait en pâtir. Au-delà de la fraude, ces pratiques interrogent : pourquoi investir du temps et du cœur dans l’écriture, si une IA peut ensuite imiter et parasiter ce travail en quelques secondes ? Chaque livre porte en lui une part de l’âme de son auteur, ce que les intelligences artificielles ne peuvent que reproduire, sans vraiment le ressentir. Les réponses d’Amazon face à la montée des contenus IA Amazon a réagi en affirmant avoir investi dans des outils capables de détecter les ouvrages qui enfreignent les conditions générales d’utilisation. La plateforme met également à disposition une fonctionnalité de signalement (report an issue) permettant aux utilisateurs de notifier un contenu problématique. En outre, plusieurs mesures sont progressivement mises en place, notamment une vérification d’identité renforcée au Royaume-Uni pour tout nouvel auteur sur KDP. Objectif : limiter la prolifération de contenus frauduleux ou automatisés non déclarés. Recherche des mots-clés sur KDP Quel avenir pour l’édition à l’ère de l’intelligence artificielle ? Si aujourd’hui les textes générés par IA sont jugés froids ou sans émotion, il n’est pas exclu que les algorithmes finissent par intégrer une imitation des sentiments humains. Ce progrès pose une nouvelle question éthique : où commence l’originalité, où finit la copie ? Face à ces bouleversements, certains éditeurs envisagent la création d’un label garantissant des ouvrages « 100 % humains ». Un gage de qualité et d’authenticité, alors que la frontière entre humain et machine devient de plus en plus floue.

Prix littéraire Le Monde 2025 10 romans sélectionnés

Prix littéraire “Le Monde” 2025 : 10 livres sélectionnés

Le Prix littéraire “Le Monde” est organisé et remis par le média français Le Monde et ce, depuis 13 ans.   Pour son édition 2025, le Prix littéraire “Le Monde”, vient de dévoiler sa première sélection de 10 livres. La remise du prix se fera le 03 septembre 2025 et le lauréat sera mis en avant dans Le Monde des livres dès le 05 septembre. Lire l’article sur Le Monde La sélection du prix « Le Monde » 2025 La nuit au cœur, de Natacha Appanah (Gallimard)  Des inconnus à qui parler, de Camille Bordas (Denoël)  Le Pays dont tu as marché la terre, de Daniel Bourrion (Héloïse d’Ormesson)  Paranoïa, de Lise Charles (P.O.L)  In violentia veritas, de Catherine Girard (Grasset)  Le Bel Obscur, de Caroline Lamarche (Seuil)  Une drôle de peine, de Justine Lévy (Stock)  La maison vide, de Laurent Mauvignier (Minuit)  Simone Emonet, de Catherine Millet (Flammarion)  Les Forces, de Laura Vazquez (Sous-sol)